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YAMAHA TG55

Tone Generator

YAMAHA TG55

Le TG55 est le premier synthé YAMAHA joueur d'échantillons à la façon Roland D-50 ou plutôt Korg M1 (et Korg M1R-ex). Côté imitation ce n'est pas ça… à part peut-être le piano (P01), la trompette (P21), la flûte (P26), l'accordéon (P50), plus quelques autres... Il est bien meilleur dans la synthèse et les sons digitaux (P07: "GX Dream", P35: "VCO Bass", P45: "VCO Lead", P52: "DataStream", P57: "Amazon", etc). Yamaha adore décidément le son de cloche. On le retrouve en préset P10: "ZenAirBell", P43: "DigiBell", P58: "SatinGlass". Une "voice" peut être composée de un, deux, ou quatre générateurs maximum. Dans ces deux derniers cas, la polyphonie sera divisée par deux ou par quatre. Chaque élément (générateur) a sa propre enveloppe d'amplitude à cinq segments. Il a deux filtres digitaux (LP et LP/HP) avec cutoff et résonance commandés chacun par une enveloppe à 6 segments. Chaque élément a son propre LFO (six formes d'ondes) dont la profondeur joue sur l'amplitude, le pitch, ou le cutoff. Les éléments peuvent être superposés ou assignés à une quelconque zone du clavier (stack/split). On se croirait avec un vrai synthétiseur tellement la création sonore est impressionnante ! Il faut se méfier des Voices dans lesquelles la section d'effets joue un rôle très important sur le timbre obtenu. En effet, si je souhaite utiliser une telle VOICE dans un MULTI, je dénature les autres voices, ou inversement, mon programme avec son effet bien travaillé perdra de sa qualité en lui appliquant un autre effet dans une combinaison multitimbrale (multi-parties). La version clavier (SY55) a été utilisé par Travis Emmit, Glen Ferris, Vincent Todd Haddad, John "Barney" Barnfield, Gravity Kills… Le TG55 a été utilisé par David Wright, John Edmonds, Fancyfluid, The Mandolin Wind Project, And Computers Rejoice, Paul Nagle, Michel Vuillermoz...

Constituant la majeur partie des instruments électroniques actuels, la lecture d'échantillons est un moyen facile de fabriquer des synthétiseurs à synthèse soustractive. En effet, plutôt que de fabriquer des formes d'ondes originales et évolutives, on s'est dit qu'il était intéressant de stocker une multitude d'échantillons sonores et de s'en servir de base pour créer des timbres complexes. Cette technique a rendu très réalistes les instruments basés sur ce principe. A cause du caractère reconnaissable d'un certain nombre d'échantillons, il est parfois difficile de créer des sons radicalement nouveaux. Elle n'est pas a proprement parler une véritable synthèse.

Le principe de la synthèse soustractive consiste à filtrer des signaux riches en harmoniques. Simple à mettre en oeuvre et économique, la synthèse soustractive s'est naturellement imposée sur les premiers synthétiseurs, dès les années soixantes. La synthèse soustractive peut prendre une autre source que le classique oscillateur délivrant des formes d'ondes périodiques simples, que celui-ci soit analogique ou numérique. A partir de la fin des années quatre-vingts, nombre de synthétiseurs soustractifs ont utilisé des échantillons numériques comme source de synthèse. Il peut s'agir d'échantillons d'instruments acoustiques ou électriques, pris séparément (piano, basse, orgue...) ou enregistrés ensembles (section de cuivres, de cordes...), mais également de voix ou de bruits divers. L'efficacité d'un filtre est fonction de sa pente, encore appelée "rolloff" ou "slope", exprimée en décibels par octave (dB/octave) ou en pôle. Le terme "pôle" fait référence au schéma typique d'un filtre ayant une pente de 6 dB/octave. Ainsi, on trouve des filtres 1 pôle, 2 pôles (12 dB/octave), 3 pôles (18 dB/octave) et 4 pôles (24 dB/octave). Additionner les pôles revient à placer des filtres identiques en série. On attribut à Robert Moog l'idée de mettre en série quatre filtres passe-bas, schéma désigné sous le terme de cascade de Moog. Sur un synthétiseur soustractif, deux paramètres principaux permettent d'ajuster l'effet de filtrage : la fréquence de coupure qui est la fréquence à partir de laquelle le filtre va entrer en action, et la résonance (disponible sur certains instruments), qui permet de faire entrer le filtre en auto-oscillation. Celui-ci se comporte alors comme un oscillateur. Il est également possible de modifier l'évolution temporelle de l'effet en adjoignant au filtre une enveloppe d'amplitude.

L'expression en temps réel ! Moduler signifie intervenir sur certains paramètres du son, soit de manière interactive, de la même manière qu'un instrumentiste avec la vélocité, la pression, le Pitch bend, le Breath Controller ou n'importe quel contrôle MIDI, soit au moyen d'un effet prédéfini : enveloppe, LFO… La modulation matricielle est en fait, comme avec la synthèse vectorielle, plus un système de contrôle du son et permet de modifier ou de créer l'allure du timbre final par des processus électroniques. A l'instar des synthétiseurs modulaires, composés de divers modules connectables entre eux, la modulation matricielle permet de créer des connexions variées entre les modules du synthé (LFO, enveloppes, etc.). Il s'agit en fait d'une méthode extrèmement flexible de contrôle du son, permettant d'assigner la plupart des contrôleurs de l'instrument (clavier, molettes, enveloppes...) à des paramètres sensibles (filtre, LFO, amplificateur...). Sur les anciens modulaires, tel le Moog 55, il fallait brancher ("patcher") physiquement avec des câbles entre les modules ou insérer des fiches sur une matrice : jonction en X et Y (souces en lignes, destinations en colonnes) comme sur le EMS VCS3; d'où le nom de "matricielle". Sur les machines modernes sont déjà prépatchés la molette au LFO et le Bender au Pitch (hauteur de la note). Aujourd'hui, l'affectation des modules entre eux s'effectue par logiciel. Les synthétiseurs intégrant la modulation matricielle offrent généralement une souplesse d'utilisation et une palette de possibilités créatives très étendues.



Caractéristiques techniques

Date de commercialisationJuillet 1989
Type de synthèseSoustractive, échantillons
Résolution16/24/22 bits (AWM2)
Mémoire2 Mo, 74 formes d'ondes en ROM (dont 16 DrumSound)
ClavierN/A
Expression MIDIVélocité, After Touch canal, Breath Control
Programmes, Timbres, Singles, Voices (presets/progr.)64 preset, 64 programmes
Combis, Patches, Performances, Multi (presets/progr.)16 preset, 16 programmes
Afficheur2 lignes de 16 caractères LCD
Polyphonie16 voix
Nombre d'oscillateurs/générateurs16 générateurs
Multitimbral16 voies
Sons de batterieOui (2 kits, 61 timbres)
Effets34 effets programmables
SéquenceurNon (SY55 : oui, 8 pistes)
Stockage externeSysEx, carte RAM MCD32 ou MCD64
MIDIIN, OUT, THRU
Sorties audioStéréo + 2 (jack)
OptionsCartes ROM de formes d'ondes, carte RAM
CompatibilitéYamaha SY55

sheckmark La programmation du TG55 offre la possibilité de pouvoir assigner le contrôleur MIDI de son choix (de 0 à 120) à l'un des contrôles suivants :

  
• Plage du Pitch Bend Fixe la plage maximale de pitch bend. (Classique !!!)
• After touch Pitch Bias Fixe la plage de variation de hauteur maximale pouvant être atteinte par l'aftertouch.
• Modulation d'amplitude Assigne un contrôleur à la modulation d'amplitude appliquée par le LFO et fixe la profondeur maximale de la modulation d'amplitude.
• Modulation de hauteur Assigne un contrôleur à la modulation de hauteur appliquée par le LFO et fixe la profondeur maximale de la modulation de hauteur.
• Modulation de coupure Assigne un contrôleur à la modulation de fréquence du filtre appliquée par le LFO et fixe la profondeur maximale de la modulation de fréquence de coupure du filtre. (Super !)
• Fréquence de coupure Assigne un contrôleur à la fréquence de coupure du filtre et fixe la plage du contrôle de la fréquence de coupure. (Génial !!!)
• Controle EG BIAS Assigne un contrôleur au contrôle de l'effet du générateur d'enveloppe et fixe la plage du contrôle de l'effet du générateur d'enveloppe. (C'est l'pied !)
• Commande de volume Assigne un contrôleur au contrôle de volume et fixe la plage de contrôle de volume. (Ultra classique ??? Star)

MacTalk Je vous laisse deviner les possibilités d'expression que cette programmation offre ! Avec une surface de contrôle du genre PC1600 de Peavey ou Control Freak de Kenton ou Phat-Boy de Keyfax ou Surface One de Midiman, pilotez donc avec des boutons la modulation du LFO, le filtre et sa fréquence de coupure, les enveloppes…

Star Normalement, la commande de volume (CC#7) est assignée à cette fonction, mais vous pouvez assigner un contrôleur au pied (CC#4) à la place pour contrôler du pied les crescendos et autres moyens d'expressions dynamique.

Il y a un port pour accueillir un carte mémoire ROM pour ajouter des nouvelles formes d'ondes PCM, et un port pour recevoir un carte mémoire RAM pour y écrire 64 ou 128 de vos programmes (et 16 ou 32 multis) personnels et aussi en augmenter le nombre disponibles simultanément. Le type de carte mémoire pour 128 programmes est une MCD64, faite par Yamaha pour toute une série d'instruments.

/!\ Il y a une resctriction toutefois dans l'utilisation d'une carte RAM avec le TG55. Si vous souhaitez utiliser une VOICE (programme) sur carte dans un MULTI (configuration multitimbrale), vous n'aurez alors plus accès aux programmes (voices) internes "I". Le système nous contraint à choisir entre les Voices preset "P" et les Voices sur carte "C".

Mac talk Vous voulez écouter les démos du Yamaha TG55 ? Alors cliquez sur le bouton ci-dessous.


Voir le document Yamaha TG55 Preset pdf (168 Ko)

Voir le Manuel utilisateur du TG55 pdf (6,7 Mo) FR

La version clavier, c'est à dire le SY55, est sortie un an plus tard en 1990. Le SY55 utilise le même générateur sonore que le TG55.

Voir le document Yamaha SY55 - Paramètres de voix pdf (49 Ko) Merci à Bliter Underground


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