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ROLAND S-330

Digital Sampler

ROLAND S-330

Le S-330 est le petit frère du S-550. Sa hauteur a été divisé par deux, et malheureusement sa mémoire aussi ! Roland cultive l'environnement à la Fairlight: on peut brancher un moniteur (couleur ou monochrome) sur ce sampleur (sortie vidéo composite ou péritel). Le moniteur devient vite indispensable pour mieux boucler les échantillons. La souris peut aussi devenir utile si on souhaite dessiner les formes d'onde ou cliquer sur l'écran. J'utilise le S-330 pour quelques compléments pour épaissir des nappes, des chœurs ou ajouter des bruitages. J'ai des disquettes de provenances diverses dans lesquelles j'ai des sons de synthés ou d'instruments acoustiques ou bruitages que je n'ai pas (PPG, FAIRLIGHT, SYNCLAVIER, MELLOTRON, violoncelle, tonnerre, pluie, etc.). Le filtre digital à 36 dB/octave est redoutable. La section filtrage TVF (Time Variant Filter) a un cutoff et une résonance digne d'un analogique. L'enveloppe est à 8 points de rupture où on peut choisir le segment qui est affecté au sustain. Il est monaural (monophonique, pas stéréo mais multitimbral !). Il existe néanmoins quelques patches qui simulent la stéréophonie : deux tons sont affectés au clavier et chacun est assigné à une sortie séparée. Le S-50 ou le W-30 ont été plus populaires (station de travail avec clavier...). Le S-330 a été utilisé par Lawrence Gowan (Styx), Elliott Sharp (Anthony Coleman), Skinny Puppy, Guy Sigsworth...

Au lieu de synthétiser une forme d'onde, le sampling permet de travailler la "matière" sonore de son choix que l'on aura capturée au moyen d'un microphone, à partir d'un CD audio, etc. Le son est d'abord convertit de l'analogique au numérique par des convertisseurs (A/D ou ADC, Analog to Digital Converter). La manipulation des données d'ondes se fait couramment en mémoire RAM. Plus celle-ci est importante, plus long est le temps d'enregistrement. La quantité de mémoire RAM s'exprime en Mo (Méga-octets). Ainsi, une minute de son mono en 16 bits à 44,1 kHz occupe 5,1 Mo, à la même fréquence mais en 18 bits: 5,7 Mo, en 16 bits à 48 kHz: 6,2 Mo, 20 bits à 48 kHz: 6,9 Mo… Il y a le bouclage dit Loop ou Looping. Celui-ci permet de répéter une partie de l'échantillon entre des points dits de bouclage de début Start point et de fin End point. Les bouclages peuvent se faire de différentes manières (suivant les possibilités du sampler): pas de bouclage (One shoot), unidirectionnel en lecture avant (Forward), unidirectionnel en lecture arrière (Reverse), bidirectionnel (Alternate), etc. L'autre paramètre important concerne la transposition, c'est à dire la posibilité de jouer le sample sur des hauteurs de notes différentes: le Time Stretch. Il effectue des opérations de compressions/expansion de la donnée d'onde. Sans cette fonction, lorsque la note est jouée plus grave sa durée s'allonge; et se raccourcit pour les sons plus aigus. Le Time Slice, quant à lui, analyse et découpe un sample en petits segments en détectant les attaques (grosse-caisse, caisse claire, etc.) de manière à créer un programme de multisampling. Avec ce sample ainsi découpé, il est possible d'en changer le tempo sans changer la hauteur des notes ou, à l'inverse, de changer la hauteur en maintenant le tempo. Avec la fonction Resampling, vous pouvez appliquer les effets à un échantillon préalablement enregistré et ré-échantillonner le résultat. Sans oublier les fonctions classiques d'édition qui sont "couper", "copier", "coller" (Cut, Copy, Paste)… Puis, comme dans un synthétiseur traditionnel, nous trouvons la section filtre(s), enveloppe(s), LFO(s), le mapping (split, stack), etc. Toutes les manipulations terminées, on mémorise le sample et ses paramètres d'exécution (programme) sur disquette ou disque dur, et depuis peu sur mémoire FlashCard, SmartMedia ou autres cartes RAM amovibles (suivant le choix du constructeur). L'information numérique résultante est enfin transformée en signal analogique par des convertisseurs (D/A ou DAC, Digital to Analog Converter). Techniquement, la résolution, exprimée en "bits", et la fréquence d'échantillonnage (sample rate), exprimée en Hertz (notée "Hz") ont une influence directe sur la qualité et la fidélité du son. Ce qu'on appelle communément la Qualité CD correspond à 16 bits et 44,1 kHz. Une nouvelle génération de sampler permet d'enregistrer sur disque dur (direct-to-disk), d'où une limitation temporelle de la longueur des samples pratiquement inexistante…

Le principe de la synthèse soustractive consiste à filtrer des signaux riches en harmoniques. Simple à mettre en oeuvre et économique, la synthèse soustractive s'est naturellement imposée sur les premiers synthétiseurs, dès les années soixantes. La synthèse soustractive peut prendre une autre source que le classique oscillateur délivrant des formes d'ondes périodiques simples, que celui-ci soit analogique ou numérique. A partir de la fin des années quatre-vingts, nombre de synthétiseurs soustractifs ont utilisé des échantillons numériques comme source de synthèse. Il peut s'agir d'échantillons d'instruments acoustiques ou électriques, pris séparément (piano, basse, orgue...) ou enregistrés ensembles (section de cuivres, de cordes...), mais également de voix ou de bruits divers. L'efficacité d'un filtre est fonction de sa pente, encore appelée "rolloff" ou "slope", exprimée en décibels par octave (dB/octave) ou en pôle. Le terme "pôle" fait référence au schéma typique d'un filtre ayant une pente de 6 dB/octave. Ainsi, on trouve des filtres 1 pôle, 2 pôles (12 dB/octave), 3 pôles (18 dB/octave) et 4 pôles (24 dB/octave). Additionner les pôles revient à placer des filtres identiques en série. On attribut à Robert Moog l'idée de mettre en série quatre filtres passe-bas, schéma désigné sous le terme de cascade de Moog. Sur un synthétiseur soustractif, deux paramètres principaux permettent d'ajuster l'effet de filtrage : la fréquence de coupure qui est la fréquence à partir de laquelle le filtre va entrer en action, et la résonance (disponible sur certains instruments), qui permet de faire entrer le filtre en auto-oscillation. Celui-ci se comporte alors comme un oscillateur. Il est également possible de modifier l'évolution temporelle de l'effet en adjoignant au filtre une enveloppe d'amplitude.

L'expression en temps réel ! Moduler signifie intervenir sur certains paramètres du son, soit de manière interactive, de la même manière qu'un instrumentiste avec la vélocité, la pression, le Pitch bend, le Breath Controller ou n'importe quel contrôle MIDI, soit au moyen d'un effet prédéfini : enveloppe, LFO… La modulation matricielle est en fait, comme avec la synthèse vectorielle, plus un système de contrôle du son et permet de modifier ou de créer l'allure du timbre final par des processus électroniques. A l'instar des synthétiseurs modulaires, composés de divers modules connectables entre eux, la modulation matricielle permet de créer des connexions variées entre les modules du synthé (LFO, enveloppes, etc.). Il s'agit en fait d'une méthode extrèmement flexible de contrôle du son, permettant d'assigner la plupart des contrôleurs de l'instrument (clavier, molettes, enveloppes...) à des paramètres sensibles (filtre, LFO, amplificateur...). Sur les anciens modulaires, tel le Moog 55, il fallait brancher ("patcher") physiquement avec des câbles entre les modules ou insérer des fiches sur une matrice : jonction en X et Y (souces en lignes, destinations en colonnes) comme sur le EMS VCS3; d'où le nom de "matricielle". Sur les machines modernes sont déjà prépatchés la molette au LFO et le Bender au Pitch (hauteur de la note). Aujourd'hui, l'affectation des modules entre eux s'effectue par logiciel. Les synthétiseurs intégrant la modulation matricielle offrent généralement une souplesse d'utilisation et une palette de possibilités créatives très étendues.



Caractéristiques techniques

Date de commercialisationJuin 1988
Type de synthèseEchantillonneur 15kHz/30kHz
Résolution12 bits (16 bits en sortie)
Mémoire512 Ko de données d'ondes
2 x 14,4 secondes maxi à 15kHz
2 x 7,2s maxi à 30kHz
ClavierN/A
Expression MIDIVélocité, After Touch
Programmes, Timbres, Singles, Voices (presets/progr.)32 samples (tones)
Combis, Patches, Performances, Multi (presets/progr.)16 programmes (patches)
Afficheur2 lignes de 16 caractères LCD, sortie RGB pour moniteur CRT
Polyphonie16 voix
Nombre d'oscillateurs/générateurs16 générateurs
Multitimbral8 voies
Sons de batterieOui (selon disquette de samples)
Effets5 "Key mode": Normal, Unison, V-SW (Velocity Switch), X-Fade (Velocity Cross Fade), and V-MIX (Velocity Mix)
SéquenceurOui, par la disquette SYS553 "sequencing software"
Stockage externeDisquettes 3 ½ 720 Ko, SysEx
MIDIIN, OUT, THRU
Sorties audio1 mono (jack) 8 mono polyphonique (RCA)
OptionsSouris MU-1, programmeur RC-100, disquettes Roland
CompatibilitéRoland S50, S550, W30

MacTalk Maintenant que j'ai le Roland M-VS1 « Vintage Synth », le rôle du S-330 se réduit à jouer des instruments purement acoustiques, des séquences sonores et autres bruitages.

Les disquettes du S-330 (autant que du S-50, S-550, W-30) sont utilisables sur les samplers de la série S7xx (S-750, S-760 et S-770).

Voir la Roland supplemental notes S-330/550 sur des informations hors manuel pdf (155 Ko) EN

Voir le Manuel utilisateur du S-330 (Owner's Manual en langue française) pdf (5,4 Mo) FR

Voir la procédure de tests et reset du S-330.

Si vous cherchez des sons (gratuit) pour votre S-330 ou S-550, allez sur le site Roland Sgroup Archive EN


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