Jenfi Home-Studio

 

KORG Wavestation SR

Wave Sequencing and Vector Synthesis

KORG Wavestation SR

Le Wavestation utilise trois modes de synthèse : soustractive, table d'ondes et vectorielle. On pourrait y ajouter la modulation matricielle qui contribue pour beaucoup au résultat final. Les imitations d'instruments acoustiques (piano, cordes, cuivres, basses, vents, percussions) sont réalistes, mais sans plus. A noter toutefois une mention particulière pour les "Brass", les orgues à roues phoniques (genre Hammond® B3), les guitares acoustiques nylon, les pianos électriques, des basses électriques très "punchy" et les sons "Lead" genre MS20 ou guitare Saturax. Mais le plus du WS est son potentiel créatif en sons purement synthétiques, original et très typique de ce mode de synthèse: nappes aux timbres et évolutions caractéristiques (New Age, Ambient, Trance…), des sons très Analog et des rythmiques programmées en Wave Sequencing (House, Techno, Electro…) façon “Native Dance” sur roland D-50.

Les sons sont très propres pour un instrument de 1992 (calculs sur 24 bits !). La polyphonie est de 32 notes. Mais en synthèse vectorielle elle passe à 16 en utilisant 2 sources (oscillateurs), et 8 en utilisant 4 sources par Patch. Une Performance peut utiliser jusqu'à 8 Patches. Mais le son est alors d'une richesse hors du commun. Le WaveSequencing permet des chaînages de formes d'ondes qui évoluent continuellement dans le temps. C'est une façon totalement nouvelle, pour moi, de créer des sons. Grâce aux quatre oscillateurs, je peux mélanger jusqu'à 32 formes d'ondes, parmi les 484 formes d'ondes et séquences d'ondes, à l'aide des enveloppes programmables ou en temps réel par un contrôleur. Le Wavestation clavier et A/D disposent d'un joystick… que le SR n'a pas ! Mais le menu "Midi remap" permet d'assigner les molettes d'un clavier aux controleurs continus: 16 (par défaut et modifiable) pour l'axe X et 17 (par défaut et modifiable) pour l'axe Y. La section d'effet est de très bonne qualité. De plus, on peut y affecter un contrôleur (molette, bender, etc.) ou l'aftertouch ou la velocité ou l'enveloppe d'amplitude pour modifier dynamiquement l'effet : profondeur ou vitesse de chorus, balance de reverb, volume du delay, etc. Il faut se méfier des Performances dans lesquelles la section d'effets joue un rôle très important sur le timbre obtenu. En effet, si je souhaite utiliser une telle PERFORMANCE dans un MULTISET, je dénature les autres performances, ou inversement, mon programme avec son effet bien travaillé perdra de sa qualité en lui appliquant un autre effet dans une combinaison multitimbrale (multi-parties).

Le Wavestation SR permet de constituer et d'utiliser d'autres gammes souvent liées à des accords différents de celui que nous utilisons. Le Wavestation vous propose 16 tables d'accords dont 4 en ROM et 12 en RAM (donc personnalisables). Les "User Scales" peuvent être sauvegardées par la MIDI. Chaque Part d'une Performance peut se servir d'une gamme que vous lui affectez à la page EDTPERF. Le Wavestation SR dispose d'une fonction de gammes microtonales encore plus puissante basée sur "Wave Slope". Essayez le paramètre Slope de la page Waves pour créer plus ou moins de 12 subdivisions égales par octave. Chaque Part pouvant être accordé séparément. La valeur Slope "0.75" signifie que chaque pas est subdivisé en trois pas, ce qui donne 18 notes par octave. Cette gamme porte le doux nom de Tripartite.

Le Wavestation SR est un concentré des meilleurs programmes Korg pour Wavestation: 8 banques de presets (ROM) alors que les autres modèles n'en possède qu'une ! Une partie des Performances vient de Sound Source Unlimited (SSU), c'est donc du très bon. Le WaveStation en version clavier a été utilisé par David Wright, Manuel Göttsching, Klaus Schulze, Jan Hammer, Phil Collins, Legendary Pink Dots, Genesis, ELP, Asia, 808state (EX et expandeur WS A/D). Le WaveStation en version expandeur a été utilisé par JiHel (Jean-Luc Hervé Berthelot), Depeche Mode, Gary Numan, Orbital, Sebrider (Sébastien Ridé), Michael Stearns, The Future Sound of London...

Constituant la majeur partie des instruments électroniques actuels, la lecture d'échantillons est un moyen facile de fabriquer des synthétiseurs à synthèse soustractive. En effet, plutôt que de fabriquer des formes d'ondes originales et évolutives, on s'est dit qu'il était intéressant de stocker une multitude d'échantillons sonores et de s'en servir de base pour créer des timbres complexes. Cette technique a rendu très réalistes les instruments basés sur ce principe. A cause du caractère reconnaissable d'un certain nombre d'échantillons, il est parfois difficile de créer des sons radicalement nouveaux. Elle n'est pas a proprement parler une véritable synthèse.

Le principe de la synthèse soustractive consiste à filtrer des signaux riches en harmoniques. Simple à mettre en oeuvre et économique, la synthèse soustractive s'est naturellement imposée sur les premiers synthétiseurs, dès les années soixantes. La synthèse soustractive peut prendre une autre source que le classique oscillateur délivrant des formes d'ondes périodiques simples, que celui-ci soit analogique ou numérique. A partir de la fin des années quatre-vingts, nombre de synthétiseurs soustractifs ont utilisé des échantillons numériques comme source de synthèse. Il peut s'agir d'échantillons d'instruments acoustiques ou électriques, pris séparément (piano, basse, orgue...) ou enregistrés ensembles (section de cuivres, de cordes...), mais également de voix ou de bruits divers. L'efficacité d'un filtre est fonction de sa pente, encore appelée "rolloff" ou "slope", exprimée en décibels par octave (dB/octave) ou en pôle. Le terme "pôle" fait référence au schéma typique d'un filtre ayant une pente de 6 dB/octave. Ainsi, on trouve des filtres 1 pôle, 2 pôles (12 dB/octave), 3 pôles (18 dB/octave) et 4 pôles (24 dB/octave). Additionner les pôles revient à placer des filtres identiques en série. On attribut à Robert Moog l'idée de mettre en série quatre filtres passe-bas, schéma désigné sous le terme de cascade de Moog. Sur un synthétiseur soustractif, deux paramètres principaux permettent d'ajuster l'effet de filtrage : la fréquence de coupure qui est la fréquence à partir de laquelle le filtre va entrer en action, et la résonance (disponible sur certains instruments), qui permet de faire entrer le filtre en auto-oscillation. Celui-ci se comporte alors comme un oscillateur. Il est également possible de modifier l'évolution temporelle de l'effet en adjoignant au filtre une enveloppe d'amplitude.

On attribue à Wolfgang Palm, créateur de la firme allemande PPG, l'idée du principe de lecture par table d'ondes : utilisant le schéma standard du synthétiseur, le système de table d'ondes vient remplacer le classique oscillateur, délivrant des formes d'ondes simples, par une mémoire contenant des échantillons numériques de formes d'ondes, chaque échantillon étant plus ou moins différent de l'autre. Il s'agit donc d'enchaîner en lecture plusieurs formes d'ondes différentes, avec des degrés de fondu variables entre chacune, afin de créer un effet de modification du timbre de la sonorité finale, ou au contraire des changements brutaux de tonalité. Les premiers synthétiseurs ayant utilisé cette technologie furent les PPG Wave. Korg avec le Wavestation, ou Waldorf avec le MicroWave et le Wave, ou Ensoniq avec les SQ et VFX, ont adpoté ce système, couplé généralement à d'autres procédés de synthèse.

La synthèse vectorielle est apparue en 1986 d'abord sur le Prophet VS chez Sequential Circuits grâce à une idée de Chris Meyer avec la complicité de Dave Smith. Utilisant aussi une manette (ou joystick) pour le contrôle de l'effet, la synthèse vectorielle n'est pourtant pas à confondre avec les systèmes de modulation matricielle utilisant le même type de contrôleur. La synthèse vectorielle est en fait, à l'instar de la modulation matricielle, plus un système de contrôle du son qu'un système de modification ou de création du timbre final par des processus électroniques. Contrôlant deux ou quatre sources sonores (oscillateurs, échantillons, opérateurs FM), la manette permet simplement de mixer le volume de chacune d'entre elles. Comme il s'agit d'un joystick, le fait de déplacer le curseur vers un point augmentera le volume du générateur associé à ce point, tandis que celui associé à son opposé se verra diminué dans des proportions inversement identiques. A noter qu'il est également possible d'intervenir sur l'accordage des éléments. Intégrant un système d'enregistrement de la position du joystick, permettant de stocker plusieurs secondes de manipulation et de boucler tout ou partie des événements stockés, associée à un système de déclenchement au clavier, la synthèse vectorielle permet quelques effets sonores intéressants. La vitesse de lecture du déplacement enregistré est par ailleurs modifiable.

L'expression en temps réel ! Moduler signifie intervenir sur certains paramètres du son, soit de manière interactive, de la même manière qu'un instrumentiste avec la vélocité, la pression, le Pitch bend, le Breath Controller ou n'importe quel contrôle MIDI, soit au moyen d'un effet prédéfini : enveloppe, LFO… La modulation matricielle est en fait, comme avec la synthèse vectorielle, plus un système de contrôle du son et permet de modifier ou de créer l'allure du timbre final par des processus électroniques. A l'instar des synthétiseurs modulaires, composés de divers modules connectables entre eux, la modulation matricielle permet de créer des connexions variées entre les modules du synthé (LFO, enveloppes, etc.). Il s'agit en fait d'une méthode extrèmement flexible de contrôle du son, permettant d'assigner la plupart des contrôleurs de l'instrument (clavier, molettes, enveloppes...) à des paramètres sensibles (filtre, LFO, amplificateur...). Sur les anciens modulaires, tel le Moog 55, il fallait brancher ("patcher") physiquement avec des câbles entre les modules ou insérer des fiches sur une matrice : jonction en X et Y (souces en lignes, destinations en colonnes) comme sur le EMS VCS3; d'où le nom de "matricielle". Sur les machines modernes sont déjà prépatchés la molette au LFO et le Bender au Pitch (hauteur de la note). Aujourd'hui, l'affectation des modules entre eux s'effectue par logiciel. Les synthétiseurs intégrant la modulation matricielle offrent généralement une souplesse d'utilisation et une palette de possibilités créatives très étendues.



Caractéristiques techniques

Date de commercialisationSeptembre 1992
Type de synthèseSoustractive, échantillons, tables d'ondes, vectorielle (Advanced Vector Synthesis Wave Sequencing Synthesis)
Résolution24-bit digital processing, 19-bit D/A,
générateur de sons 20 bits
Mémoire4 Mo, 8 ROM banks, 3 RAM banks, et 1 Card Bank, 484 échantillons en cycle unique (sampled single cycle), et 30 DrumSound
Patches :
385 (+35 sur carte RAM)
Wave sequences :
352 (+32 sur carte RAM)
Wave sequence steps :
5500 (+500 sur carte RAM)
ClavierN/A
Expression MIDIVélocité, After Touch Mono ou Polyphonique
Programmes, Timbres, Singles, Voices (presets/progr.)400/150
(+50 prog. sur carte RAM)
Combis, Patches, Performances, Multi (presets/progr.)32 programmes
Afficheur2 lignes de 16 caractères LCD
Polyphonie32 voix
Nombre d'oscillateurs/générateurs32 générateurs
Multitimbral16 voies
Sons de batterieOui
Effets2 multi-effets (55 algorithmes, 6 effets simultanés, modulation dynamique)
SéquenceurNon
Stockage externeCartes RAM MCR03, SysEx
MIDIIN, OUT, THRU
Sorties audioStéréo avec effets + 2 (jack)
Optionscarte RAM (MCR-03), carte ROM (WPC-**), carte PCM (PSC-**S) KORG, KID NEPRO, MASTERBITS, PRO REC, VOICE CRYSTAL, etc.
CompatibilitéSysEx WAVESTATION series

Le Wavestation version clavier a connu un énorme succès auprès des claviéristes programmeurs et arrangeurs. La version EX (extended) du clavier a été mis en rack sous le nom de Wavestation A/D. Ces machines sont encore appréciées pour leur potentialité sonore, le grand afficheur LCD graphique (64 x 240 pixels), les entrées audio analogiques sur le A/D qui peuvent passer par la section effets et la section filtres du synthé, l'effet vocoder…

/!\ On pourrait être déçu par le petit afficheur du SR, comparé au grands frères Keyboard et A/D. Mais les paramètres de synthèse et d'effets n'ont pas subit cette économie, sauf les pages de réglage "analog input", "joystick", "pedal" absentes sur ce modèle.

crayon Le SR est totalement compatible avec la série Wavestation : Banques, programmes, carte RAM et ROM de programmes (performances, patch, wave sequences), SysEx ("dump" et "dump request"). Les cartes de programmes sont identiques au Wavestation, ainsi toutes les bibliothèques de programmes sur cartes existantes peuvent être employées ainsi que les nombreux "SysEx Dump" de prog/combi que l'on peut trouver sur Internet.

crayon Il y a un port pour accueillir un carte mémoire RAM (RAM card) pour y écrire vos programmes personnels et aussi en augmenter le nombre disponible simultanément. Le type de carte mémoire est une MCR-03, faite par Korg pour toute une série d'instruments.

MacTalkKorg PSC-**, Cartes Waveforms et Programmes  Korg a produit 3 cartes PCM (nouveaux échantillons et programmes associés) pour le Wavestation SR. Il s'agissait de la série "PSC-XX". Il y a eu les styles Ethnic, Synth Design, et Dance. Ces cartes sont aujourd'hui introuvables. Même d'occasion, les petites annonces sont très rares, même sur les sites de ventes aux enchères. Leurs “Waveforms” (échantillons) ont été intégrés dans le logiciel "Korg Legacy Collection" qui émule, entre autres, le Wavestation.

Toutefois, vous pouvez ajouter des nouveaux échantillons à votre WS-SR en utilisant les cartes "XSC-XX" conçues pour la série 01/W (et 01R/W). Celles-ci sont plus variées et se trouvent plus facilement d'occasion.

sheckmark En savoir plus sur les "eXpansion Sound Cards" pour 01/W Korg…



Compatibilité des cartes “Sound”

Le SR n'est pas compatible avec les cartes PCM (données d'ondes) "WSC-XX" des autres Wavestation. Le WS-SR peut utiliser les cartes PCM de la série "XSC-XX" utilisables sur les série 01/W, 01R/W et 03R/W. Ces cartes ont quatre fois la capacité de stockage des cartes WSC-XX pour Wavestation, Wavestation EX et Wavestation AD.

Attention: les cartes PCM (waves) pour Wavestation clavier ou A/D (WSC-XX) ne rentre même pas dans la trappe PCM du WS-SR !!!

MacTalk SR veut dire "Single Rack", c'est-à-dire rack de une unité de haut (1U).

Mac talk Vous voulez écouter les démos du Korg WAVESTATION-SR ? Alors cliquez sur le bouton ci-dessous.


Voir le document Korg Wavestation RAM Preset pdf (56 Ko)

Voir le document Players Guide du Wavestation SR pdf (6,2 Mo) EN

Voir le document Reference Guide du Wavestation SR pdf (6,6 Mo) EN

Voir le Manuel de Référence du Wavestation SR pdf (35,2 Mo) FR

Voir la procédure de tests et reset du Wavestation SR.

Le club Wavestation

Présenté par Jenfi Home.
Copyright © 2001-2017 Jean-Philippe Mamosa.
Toutes les photographies, sons, programmes, marques déposées et les logos sont propriétés de leurs détenteurs respectifs.
Page modifiée il y a plus de 1 an, un lundi à 22h24mn.