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KAWAI K5m

Digital Multidimensional Synthesizer Module

KAWAI K5m

Le K5m est un synthétiseur numérique qui utilise la synthèse additive. Cette méthode paraît très simple par son approche: une onde fondamentale et des harmoniques… c'est du digital plus intuitif que la FM ! Le mode "SINGLE" du K5m génère 126 ondes purement sinusoïdales en mode dit complet ("FULL"): deux sources, S1 et S2, de 63 générateurs en série. Il existe un mode double ("TWIN") où les deux sources de 63 générateurs sont en parallèle. Chaque harmonique est dirigée vers l'une des 4 enveloppes à 6 segments. On trouve un filtre passe-bas comme sur un synthétiseur soustractif. Ses paramètres peuvent être contrôlés par une enveloppe à six segments, par la vélocité, l'aftertouch, le LFO, etc. Il y a six formes d'ondes pour le LFO. Une enveloppe globale - à 7 segments - assure le contrôle final du timbre qui passe alors par un équaliseur 11 bandes. La reproduction de sons d'instruments acoustiques est très réaliste, mais le K5m est vraiment excellent dans les sons purement synthétiques (percussions métalliques, sons soufflés, évolutifs, etc.). Il faut alors utiliser le mode "MULTI" pour empiler plusieurs programmes "SINGLE" (jusque 15) afin d'augmenter la richesse du son. Le désaccord ("TUNE") peut servir à épaissir le son. La sortie audio "MIX" est mono (polyphonique non stéréo !). Quatre sorties individuelles peuvent être utilisées afin de peaufiner un mixage ou de créer une pseudo stéréophonie. Le spectre sonore est équilibré, et les aigus sont typiques du son digital, comme en FM: fins et précis, ciselés et nets. La version clavier (K5) a été utilisée par Jean-Michel Jarre... Le K5m a été utilisé par Nick Magnus, Human League, Daniel Miller...

C'est en 1812 que le physicien Jean-Baptiste Joseph Fourier mit à jour les bases de la composition d'un son (le théorème de Fourier) :
"Tout mouvement périodique complexe se décompose en une somme de mouvements périodiques simples (sinusoïdes) appelés harmoniques, et dont les fréquences sont des multiples entiers de la fréquence la plus basse (la plus grave), appelée fondamentale".
Les valeurs de ces multiples s'expriment en rangs harmoniques. Par exemple, pour une fondamentale à 440 Hz, la fréquence de l'harmonique de rang 2 est égale à 880 Hz (440 x 2), celle de l'harmonique de rang 3 est de 1 320 Hz (440 x 3) celle de l'harmonique de rang 4 est de 1760 Hz(440x4) etc. Si la synthèse additive est la synthèse la plus simple du point de vue théorique, elle est en revanche une des plus complexes à mettre en pratique de par sa définition : pour créer un son par synthèse additive, il suffit d'ajouter les harmoniques souhaités à une fréquence fondamentale, mais il est difficile de calculer l'amplitude, la fréquence et les variations temporelles de ces harmoniques.

Le principe de la synthèse soustractive consiste à filtrer des signaux riches en harmoniques. Simple à mettre en oeuvre et économique, la synthèse soustractive s'est naturellement imposée sur les premiers synthétiseurs, dès les années soixantes. La synthèse soustractive peut prendre une autre source que le classique oscillateur délivrant des formes d'ondes périodiques simples, que celui-ci soit analogique ou numérique. A partir de la fin des années quatre-vingts, nombre de synthétiseurs soustractifs ont utilisé des échantillons numériques comme source de synthèse. Il peut s'agir d'échantillons d'instruments acoustiques ou électriques, pris séparément (piano, basse, orgue...) ou enregistrés ensembles (section de cuivres, de cordes...), mais également de voix ou de bruits divers. L'efficacité d'un filtre est fonction de sa pente, encore appelée "rolloff" ou "slope", exprimée en décibels par octave (dB/octave) ou en pôle. Le terme "pôle" fait référence au schéma typique d'un filtre ayant une pente de 6 dB/octave. Ainsi, on trouve des filtres 1 pôle, 2 pôles (12 dB/octave), 3 pôles (18 dB/octave) et 4 pôles (24 dB/octave). Additionner les pôles revient à placer des filtres identiques en série. On attribut à Robert Moog l'idée de mettre en série quatre filtres passe-bas, schéma désigné sous le terme de cascade de Moog. Sur un synthétiseur soustractif, deux paramètres principaux permettent d'ajuster l'effet de filtrage : la fréquence de coupure qui est la fréquence à partir de laquelle le filtre va entrer en action, et la résonance (disponible sur certains instruments), qui permet de faire entrer le filtre en auto-oscillation. Celui-ci se comporte alors comme un oscillateur. Il est également possible de modifier l'évolution temporelle de l'effet en adjoignant au filtre une enveloppe d'amplitude.



Caractéristiques techniques

Date de commercialisationMars 1987
Type de synthèseSynthèse additive (DHG)
Résolution -
Mémoire -
ClavierN/A
Expression MIDIVélocité d'attaque ET de relâchement, After Touch
Programmes, Timbres, Singles, Voices (presets/progr.)48 prog. (+48 sur carte RAM)
Combis, Patches, Performances, Multi (presets/progr.)48 prog., (+48 sur carte RAM)
Afficheur64 x 240 LCD
Polyphonie16 voix
Nombre d'oscillateurs/générateurs16 voix de 126 générateurs d'harmoniques
Multitimbral15 voies
Sons de batterieNon
EffetsNon
SéquenceurNon
Stockage externeCartes RAM, SysEx
MIDIIN, OUT, THRU
Sorties audioMIX (mono) + 4 individuelles
OptionsCartes RAM
CompatibilitéSysEx K5

Cet expandeur, de table ou rackable, est la réplique (à quelques détails près du panneau de commande) de la version clavier, c'est à dire le K5. Je vous conseille d'acquérir une "memory card" (référence DC-32 Kawai) pour doubler le nombre de programmes et multis utilisables ensembles. Sur celle-ci, vous conserverez les programmes d'origines (factory patches), par exemple.

Dix ans après le K5, Kawai sortait son évolution (plus de polyphonie et d'oscillateurs, une section d'effets, etc.) avec le K5000W, puis le K5000S et sa version rack K5000R. Sa potentialité créatrice le place en concurrent sérieux du Korg Trinity et Kurzweil K2500.

Voir le Manuel utilisateur du K5/K5m pdf (2,1 Mo) EN

Voir la procédure de tests et reset du K5m.


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