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ENSONIQ MR-RACK

64 voice expandable synthesizer

ENSONIQ MR-RACK

L'Ensoniq MR-Rack est un Rompler PCM, mais aussi un synthétiseur à table d'ondes (Wavetable) appelé « Transwaves™ » dans le jargon Ensoniq. La technologie Transwaves a été initié sur l'Ensoniq VFX en 1989. La deuxième génération de resynthèse numérique (celle du MR-Rack) est plus puissante que la première utilisée sur les VFX, VFXsd, TS10 & TS12 (appelée aussi « Hyperwave »). La technologie Transwaves sera à son apogée avec le FIZMO en 1998 en utilisant le « Realtime Transwave » (avec filtres résonants). La synthèse à table d'ondes est aussi mise en œuvre dans le Korg Wavestation SR, mais avec une autre personnalité.

Revenons au MR-Rack. Fondamentalement, une transwave est un table de données d'ondes avec un certain nombre de boucles (loops), plutôt qu'une simple lecture séquentielle (Ensoniq les appelle des “Frames”). Chaque Frame du MR-Rack a une structure harmonique légèrement différente, et elles sont arrangées séquentiellement de sorte que les timbres progressent naturellement de l'une à l'autre. L'architecture de voix me laisse le contrôle sur la Frame qui doit jouer. Ensoniq a programmé les “Sound Patches” de sorte que le son module à retardement, ou sur la vélocité, la molette de modulation ou la pression (aftertouch), ou sur un autre contrôleur MIDI. Le résultat ? Le son est en perpétuel mouvement. Le résultat est étonnant : “morphing” de sons de cloches, timbres analogiques, résonances “sweepées”, etc.

Fidèle à son image concernant la qualité de ses sons de piano depuis les SQ1 PLUS, SQ2 et SQ-R, Ensoniq a monopolisé 3,5 Mo sur les 12 que comprend la mémoire ROM du MR-Rack uniquement pour le son « Grand Piano ». Les sons d'instruments acoustiques sont multi-échantillonnés : "Keyboard, Synth, String, Brass & Horn, Wind & Reed, Vocal, Bass, Drum, Percussion". Les sons proposés dans les 3 banques ROM de 128 programmes sont des instruments modernes, classiques et ethniques. Une des banques est au standard GM afin de pouvoir jouer (écouter) des séquences MIDI. Trois banques RAM — pouvant contenir jusqu'à 128 programmes — permettent de sauvegarder la programmation des sons (Sounds). Dans la configuration “Sortie d'usine”, la RAM001 ne contient que 67 programmes (Sounds). La RAM002 et RAM003 sont vides. Ces dernières ne sont sélectionnables que par le logiciel UNISYN ou le message MIDI "Bank Select". Mais apparemment on ne peut pas les utiliser. La capacité d'un banque RAM est de 361 Layers. Le nombre de programmes de celle-ci dépendra du nombre de Layers utilisés par tous les Sounds; tout en sachant qu'un Sound (programme) peut “consommer” 1 à 16 Layers (1 layer = 1 voice, attention à la chute de la polyphonie !…). Le MR-Rack peut recevoir jusque trois "Expansion Board" de la série EXP — carte d'extension de 24 Mo maximum à monter soi-même à l'intérieur du synthé, comme une carte fille — lui permettant d'avoir jusqu'à 72 Mo (3 x 24 Mo) d'autres sonorités en multiples banques (jusqu'à 128 Sounds et 32 Performances par banque, demos). Ce qui représente un total de 84 méga avec la ROM interne. Une carte ROM série MRC enfichable dans le connecteur (slot) "Data Card" en façade (format PCMCIA) ajoute 180 Sounds (en 3 banques) et 32 Performances. Une carte RAM (de type SRAM card PCMCIA) sur ce même port permet d'enregistrer ses propres Sounds (de 4 à 18 banques suivant la taille de la SRAM). Le MR-Rack utilise deux processeurs VLSI OTTO (ENSONIQ ES-5506 - "OTTO R2" 32-Voice Wavetable Oscillator Chip) permettant au MR-Rack d'avoir 64 voix de polyphonie et une multitude de possibilités de traitements et éditions. Ce processeur était également utilisé dans les cartes sons qui ont fait la renommée d'Ensoniq : Soundscape S-2000, Soundscape ELITE, et SoundscapeDB daughtercard par exemple.

Les effets sont de très bonne qualité. Cette section d'effets utilise le DSP ESP-2, comme celui qui motorise le multi-effets DP/Pro de la marque. Sa résolution est en 24 bits, et son architecture est à 6 bus stéréo (voir le commentaire sur "l'architecture FX Bus" après le tableau ci-dessous). Le MR-Rack a un module Reverb et Chorus — assignable sur chaque Part d'une Performance — plus un mode insertion avec le choix d'un FX sur les 40 proposés, tout comme sur le JV-1080 Roland. L'effet en insert peut être contrôlé via MIDI. Le LFO et le Delay du module d'effets peuvent être synchronisés sur l'horloge interne du MR-Rack ou MIDI ("MIDI Clock") d'une source externe (séquenceur ou boîte à rythmes). Les effets du MR-Rack peuvent être modulés par un contrôleur MIDI (Velocité, Aftertouch, Bender, FootPedal, SysCTRL, etc.).

La fonction "Stak" permet de grouper plusieurs sons (Sounds) sur un seul canal MIDI. Ainsi, on peut utiliser plusieurs sons, soit ensemble (Layer), soit sur différentes partie du clavier (Split). On peut créer 16 zones de Layer/Split correspondants chacunes aux 16 Parts. Il y a 45 tables microtonales en ROM, plus une en RAM pour la programmer soi-même. Ces tables rendent possible des accords autres que le tempérament égal habituel. On peut alors configurer des gammes microtonales pour la World Music, gammes arabes, chinoises, tibétaine, cornemuse, Wendy Carlos, Pierce-Bohl, etc. Ce qui peut être une source d'explorations et d'inspirations intéressantes… La recherche des sons ce fait à l'aide de la fonction “SoundFinder™”. Le bouton à gauche de l'écran ACL m'affiche les catégories : "DEMO-SND, DRM-SND, GM-SND, ROM-SND, RAM-SND, ALL-SND, BASS, BASS-SYN, BELL, BRASSECT, BRASSOLO, DRUM-KIT, DRMKITGM, GUITAR-A GUITAR-E, HIT, KEYS, LAYERS, LOOPGRUV, MALLET, ORCHSTRA, ORGAN-A, ORGAN-E, PERC-KIT, PERCSOLO, PIANO-A, PNOLYR-A, PIANO-E, PNOLYR-E, PLUCKED, SAX-SOLO, SOUND-FX, SPLITS, STRGSECT, STRGSOLO, SYN-COMP, SYN-LEAD, SYN-PAD, SYN-VINT, SYNOTHER. VOCAL, WINDREED, *UTILITY, *CUSTOM". Et le bouton droit me permet de sélectionner un instrument (Sound). Cette méthode de classement a été utilisé également sur d'autres synthétiseurs, comme le FS1R Yamaha ou le JV-2080 Roland. Pour entendre le son que j'ai choisi, j'ai la possibilité de l'écouter sans clavier MIDI de branché sur le MR-Rack grâce à la touche [Audition].

Les sons sont très propres et la dynamique est impressionnante ( "103 dB signal-to-noise ratio" dans les specs). Ainsi, le piano multi-échantillonné est vraiment très classe (ROM004:000 StereoGrand). Il n'a rien a envier aux synthés d'aujourd'hui (2007). Les pianos électriques sont très bien aussi (ROM004:024 SuitcaseRds). Il a de très bon sons acoustiques. Les programmes orchestraux sont très réalistes (équivalents à la SR-JV80-16 de la série SRJV Expansion Board Roland, voire meilleurs pour certains instruments). Les cordes sont savoureuses (ROM005:032 Warm Bath, ROM005:033 Hot Bath). Les kits de batterie sont très variées et dynamiques. Les percussions chromatiques sont très présentes (ROM005:093 Balafon, ROM005:107 Marimba, ROM005:110 Xylophone). Les nappes sont typiques du grain Ensoniq (le son américain ?) : mœlleuses et charnues (ROM004:077 ComfortZone, ROM004:085 Late Breeze, ROM004:090 Horizons). Et les transwaves sont un régal (ROM004:067 Bellsalar, ROM004:074 Sage Orbit, ROM004:076 Icicle, ROM004:078 Hi-Tech Bed, ROM004:080, RAM001:002 Strat Pad). Les basses et autres sons technoïdes sont exploitables. Il y a une petite basse façon Synthi AKS très « piquante » (ROM004:119 Analog Bass). Le MR-Rack est très puissant pour programmer les nappes synthétiques.

On peut empiler jusque 16 couches (Layers) pour un son (Sound). Chaque “Layer” du MR-Rack dispose d'un paire de filtres indépendants (non résonnants) réglables sur trois pentes (pôles) 6, 12 et 18 dB/octave. Les filtres du MR-Rack peuvent être du type LP et/ou HP avec suivi de clavier (Key tracking). La fréquence de coupure du filtre (cutoff) peut être pilotée par une des trois enveloppes à cinq segments ou tout autre source de modulation. Les sources de modulation s'appuie sur les classiques CC mais aussi sur quatres contrôleurs système (CTRL 1 à 4) pour lesquels la source et la destination sont paramétrables. Le MR-Rack est sensible à l'Aftertouch de canal, mais aussi polyphonique… Avec les Transwaves on obtient des nappes évolutives façon PPG. Il est indispensable d'utiliser Unisyn — l'éditeur MOTU “normalement” fournit avec le MR-Rack — pour éditer les Sounds. Sinon, on est contraint d'éditer une Part's Sound, l'altérer en fait. Cela dit, l'édition d'une Part's Sound est très complète et reprend globalement la majorité des paramètres d'un Sound. Mais on ne peut pas créer entièrement un son — sélectionner un Sample Wave et définir ses Layers, par exemple — et manipuler tous ces paramètres — tous les segments des enveloppes, le mode de fonctionnement des filtres et les réglages du LFO, par exemple…

Le manuel est clair et il est épais : plus de 350 pages. Il catalogue les fonctions sans exemples de mise en pratique. Le MR-Rack est peu répandu, c'est pourtant une excellente machine qui a de nombreuses qualités. Ceci est dû, je pense, à un marketing trop peu agressif par rapport aux concurrents japonnais Korg, Roland et Yamaha. Ou alors la nécessité d'avoir recours à un ordinateur avec l'éditeur Unisyn d'installé pour modifier ou créer des Patches (Sounds) a freiné l'ardeur des potentiels acheteurs. Le prix neuf pouvait aussi être persuasif, car le MR-Rack était plus cher qu'un Roland JV-1080 ou JV-2080. Il était aussi plus cher que le MicroWave II Waldorf qui jouait dans la même cour (wavetable). Et le choix du nom « Monsieur Rack » (« Mr » est l'abréviation anglaise de « Mister »)  a eu un mauvais impact commercial en France…

Le MR-Rack a été utilisé par Rick Allison, Glen Ballard (Alanis Morissette), Julian Colbeck, Jonathan Coulton, John Darek, Tonton David, Keith Emerson, Larry Hutch, Kimitaka Matsumae, Rainer Oleak, Luke Pann, Scott Peer, Andrea Pozzoli, Patrick Salad, Jonathan Whitcomb, Robert Wittek... Le MR-61 a été utilisé par Garth Hudson, Aaron Hurwitz, John Sebolt... Le MR-76 a été utilisé par Eloy Fritsch, Richard Hofherr...

Constituant la majeur partie des instruments électroniques actuels, la lecture d'échantillons est un moyen facile de fabriquer des synthétiseurs à synthèse soustractive. En effet, plutôt que de fabriquer des formes d'ondes originales et évolutives, on s'est dit qu'il était intéressant de stocker une multitude d'échantillons sonores et de s'en servir de base pour créer des timbres complexes. Cette technique a rendu très réalistes les instruments basés sur ce principe. A cause du caractère reconnaissable d'un certain nombre d'échantillons, il est parfois difficile de créer des sons radicalement nouveaux. Elle n'est pas a proprement parler une véritable synthèse.

Le principe de la synthèse soustractive consiste à filtrer des signaux riches en harmoniques. Simple à mettre en oeuvre et économique, la synthèse soustractive s'est naturellement imposée sur les premiers synthétiseurs, dès les années soixantes. La synthèse soustractive peut prendre une autre source que le classique oscillateur délivrant des formes d'ondes périodiques simples, que celui-ci soit analogique ou numérique. A partir de la fin des années quatre-vingts, nombre de synthétiseurs soustractifs ont utilisé des échantillons numériques comme source de synthèse. Il peut s'agir d'échantillons d'instruments acoustiques ou électriques, pris séparément (piano, basse, orgue...) ou enregistrés ensembles (section de cuivres, de cordes...), mais également de voix ou de bruits divers. L'efficacité d'un filtre est fonction de sa pente, encore appelée "rolloff" ou "slope", exprimée en décibels par octave (dB/octave) ou en pôle. Le terme "pôle" fait référence au schéma typique d'un filtre ayant une pente de 6 dB/octave. Ainsi, on trouve des filtres 1 pôle, 2 pôles (12 dB/octave), 3 pôles (18 dB/octave) et 4 pôles (24 dB/octave). Additionner les pôles revient à placer des filtres identiques en série. On attribut à Robert Moog l'idée de mettre en série quatre filtres passe-bas, schéma désigné sous le terme de cascade de Moog. Sur un synthétiseur soustractif, deux paramètres principaux permettent d'ajuster l'effet de filtrage : la fréquence de coupure qui est la fréquence à partir de laquelle le filtre va entrer en action, et la résonance (disponible sur certains instruments), qui permet de faire entrer le filtre en auto-oscillation. Celui-ci se comporte alors comme un oscillateur. Il est également possible de modifier l'évolution temporelle de l'effet en adjoignant au filtre une enveloppe d'amplitude.

On attribue à Wolfgang Palm, créateur de la firme allemande PPG, l'idée du principe de lecture par table d'ondes : utilisant le schéma standard du synthétiseur, le système de table d'ondes vient remplacer le classique oscillateur, délivrant des formes d'ondes simples, par une mémoire contenant des échantillons numériques de formes d'ondes, chaque échantillon étant plus ou moins différent de l'autre. Il s'agit donc d'enchaîner en lecture plusieurs formes d'ondes différentes, avec des degrés de fondu variables entre chacune, afin de créer un effet de modification du timbre de la sonorité finale, ou au contraire des changements brutaux de tonalité. Les premiers synthétiseurs ayant utilisé cette technologie furent les PPG Wave. Korg avec le Wavestation, ou Waldorf avec le MicroWave et le Wave, ou Ensoniq avec les SQ et VFX, ont adpoté ce système, couplé généralement à d'autres procédés de synthèse.

L'expression en temps réel ! Moduler signifie intervenir sur certains paramètres du son, soit de manière interactive, de la même manière qu'un instrumentiste avec la vélocité, la pression, le Pitch bend, le Breath Controller ou n'importe quel contrôle MIDI, soit au moyen d'un effet prédéfini : enveloppe, LFO… La modulation matricielle est en fait, comme avec la synthèse vectorielle, plus un système de contrôle du son et permet de modifier ou de créer l'allure du timbre final par des processus électroniques. A l'instar des synthétiseurs modulaires, composés de divers modules connectables entre eux, la modulation matricielle permet de créer des connexions variées entre les modules du synthé (LFO, enveloppes, etc.). Il s'agit en fait d'une méthode extrèmement flexible de contrôle du son, permettant d'assigner la plupart des contrôleurs de l'instrument (clavier, molettes, enveloppes...) à des paramètres sensibles (filtre, LFO, amplificateur...). Sur les anciens modulaires, tel le Moog 55, il fallait brancher ("patcher") physiquement avec des câbles entre les modules ou insérer des fiches sur une matrice : jonction en X et Y (souces en lignes, destinations en colonnes) comme sur le EMS VCS3; d'où le nom de "matricielle". Sur les machines modernes sont déjà prépatchés la molette au LFO et le Bender au Pitch (hauteur de la note). Aujourd'hui, l'affectation des modules entre eux s'effectue par logiciel. Les synthétiseurs intégrant la modulation matricielle offrent généralement une souplesse d'utilisation et une palette de possibilités créatives très étendues.



Caractéristiques techniques

Date de commercialisationAvril 1995
Type de synthèseEchantillons (44,1 KHz), Soustractive,
tables d'ondes (Transwaves)
Résolution16/18 bits D/A
Mémoire12 Mo de données d'ondes
Extensible à 84 Mo avec 3 cartes
EXP Series Wave Expansion Boards (256 ROM Sounds, de 8 à 24 Mo de waves ROM)

393 ROM sounds de base, dont 95 ROM drum-sounds,
plus 422 ROM drum elements
ClavierN/A
Expression MIDIVélocité d'attaque ET de relâchement, AfterTouch Mono ou Polyphonique
Programmes, Timbres, Singles, Voices (presets/progr.)• ROM:
– 2 Banques de 128 sounds,
– 128 GM sounds
• RAM:
– 3 Banques,
– jusqu'à 128 sounds possibles
67 Sounds en sortie d'usine en RAM001. La RAM002 et RAM003 sont vides.
4 à 18 banques sur SRAM card
Combis, Patches, Performances, Multi (presets/progr.)• ROM:
– 65 Performances (16 parts chaque), comprenant 20 performances multitimbrales 8 voies et 20 performances stacks/splits
• RAM:
– 32 Performances (de 16 parts)
4 à 18 banques sur SRAM card
Afficheur2 lignes de 20 caractères LCD
Polyphonie64 voix
Nombre d'oscillateurs/générateurs64 générateurs
Multitimbral16 voies
Sons de batterieOui
11 GM/GS DrumKit
EffetsChrorus, Reverb
et 1 insert (40 algorithmes)
(6 bus)
24 bits
SéquenceurNon
Stockage externeCartes SRAM PCMCIA, SysEx
MIDIIN, OUT, THRU
Sorties audioStéréo MAIN (symétrique TRS) + Stéréo AUX (symétrique TRS)
Optionscarte RAM (MC-512), carte ROM (MRC), carte ROM interne (EXP) ENSONIQ, carte SRAM PCMCIA (PC card)
CompatibilitéSysEx MR/ZR series

Voir quelques trucs et astuces de l'Ensoniq MR-Rack…

Vérifier la RAM disponible pour de nouveaux sons

Unisyn, un éditeur MOTU sur ordinateur, peut être employé pour créer et éditer vos propres patches (Sounds). ENSONIQ fournissait Unisyn avec le profil MR-Rack lorsque la carte de garantie était retournée. Le chapitre 9 du manuel décrit l'utilisation d'Unisyn pour créer et éditer les sons du MR-Rack. Quand vous créez un nouveau son, vous devrez savoir s'il y a assez de mémoire disponible dans le MR-Rack. Chaque son du MR-Rack peut contenir jusqu'à 16 Layer (16 voices ! attention à la chute de la polyphonie…). Chaque banque peut contenir jusqu'à 361 Layers. La quantité de mémoire interne libre (RAM) dans le MR-Rack est exprimée dans le nombre de Layers encore disponibles dans la banque de “Sounds” en RAM. Pour connaître la quantité de mémoire RAM disponible dans le MR-Rack, pour avoir une idée de combien de mémoire RAM vous disposez pour créer vos sons, le MR-Rack affiche la quantité de Layer de libres.

  1. Appuyez sur [System].
  2. Tournez le bouton [Parameter] jusqu'à ce que s'affiche:

    System Parameters
    Free RAM: XXX layers

Le nombre affiché "XXX" est celui du nombre de Layer libres en RAM qui sont encore utilisables (programmables).

/!\ Dans la configuration “Sortie d'usine OS 1.01” avec 67 Sounds en RAM001, il ne reste que 21 Layers de libres.
/!\ Dans la configuration “EPROM OS 1.53 installé "originale"” avec 70 Sounds en RAM001, il ne reste que 18 Layers de libres.

Le MR en version clavier est apparut en 1996 — soit un an après la version rack — sous la forme d'une station de travail (Workstation) en deux versions: 61 touches “synthé” et 76 touches lestées (MR-61 et MR-76). Tous les deux ont trois molettes rotatives de type “alpha dial”, pas loin d'une centaine de boutons répartis sur cinq zones de commandes distinctes, un séquenceur 16 pistes, une boîte à rythmes et un lecteur de disquettes. Ces versions clavier avaient une carte en option nommée MR-Flash permettant de pouvoir charger 4 Mo de samples (AIFF ou WAV) en ROM, via un lecteur de disquettes.


Le module multi-effet:

L'architecture "FX Bus" est à 6 bus stéréo et elle est utilisée de la façon suivante:

Ce qui veux dire qu'on ne peut régler de Ø à 100% le niveaux de la Reverb, ni sur le panneau, ni par CC MIDI. Au dessus ou au dessous d'un certain niveau, il faut changer de bus ! Les plages de réglage sur les bus Reverb sont découpées de la façon suivante:

Les paramètres de Reverb comme le Decay, Damp, Diffusion, etc. sont communs (Global Reverb) quelque soit le bus utilisé.
D'autres synthétiseurs de la même époque permettaient des réglages beaucoup plus simple sur un seul bus…

Les Parts qui ne sont pas en Insert peuvent être assignées au bus Chorus, à un des bus Reverb ou au bus Dry via MIDI. Si une Part reçoit le contrôleur 93 MIDI avec la valeur 1 ou plus grande, elle sera assignée au bus Chorus FX. Si la Part reçoit le contrôleur 93 MIDI avec la valeur zéro, elle peut être assignée à un des bus de Reverb ou le bus Dry, selon les valeurs suivantes du contrôleur 91 MIDI :

Ce changement de bus n'est pas des plus commode et facile à utiliser…

crayon Les sorties principales (MAIN) et auxiliaires (AUX) sont symétriques sur jack (TRS). La détection d'un branchement symétrique ou asymétrique est automatique. Il n'y a pas beaucoup de synthés ou expandeurs équipés ainsi…

crayon Un paramètre de Part est un décalage (offset) qui est appliqué à l'ensemble des Layers d'un Sound, tout en tenant compte des différences de réglages des uns par rapport aux autres (Layers). Les paramètres de Part's Sound font varier en plus ou en moins (notés « + » ou « - ») les valeurs programmées dans le Sound. Quand un paramètre affiche « 0 » ou « Prog », la valeur de celui-ci est identique au Sound d'origine.

crayon Le MR-Rack est tout le temps en mode Performance (multitimbral), même si on appuie sur la touche [Sound]. Il n'y a qu'une seule Part qui peut contrôler l'effet en insert. Par défaut (sortie d'usine), c'est la une; mais une autre peut être sélectionnée.

eprom La version 1.50 et supérieure de l'“Operating System” (OS) du MR-Rack apporte comme chose intéressante la possibilité de sauvegarder l'édition d'une Part Sound en tant que Sound. C'est à dire que les paramètres de Part d'une Performance qui auront été modifiés seront enregistrés dans un nouveau Sound, et non plus comme paramètres de Part d'une Performance. Les réglages de l'effet Insert, s'il y a, sont également sauvegardés dans le nouveau Sound. La version 1.50 contient une banque RAM001 avec des nouveaux Sounds en remplacement de ceux qui étaient un peu “pouêt”. La version 1.50 est indispensable pour pouvoir utiliser la carte d'extension EXP-1 (dixit la note "MR-Rack Version 1.5 Update" sur le site www.ensoniq.com). La dernière version connue est la 1.53. Ensoniq fournissait gracieusement l'EPROM de mise à jour… Aujourd'hui — septembre 2007 — ces EPROMs en version 1.53 (oui “ces” car il y en a deux C.I. ("Upper" et "Lower") pour l'O.S. dans le MR-Rack) sont encore disponibles chez THESONIQ (lien en bas de cette page). Pour lire la procédure qui vous permet d'identifier la version de votre MR-Rack, cliquez sur le lien "tests et reset" ci-dessous.

Mac talk Vous voulez écouter les démos de l'Ensoniq MR-Rack ? Alors cliquez sur le bouton ci-dessous.


Voir le document Ensoniq MR-Rack Musician's Manual pdf (1,1 Mo) EN

Voir la procédure de tests et reset du MR-Rack.

Mac talk J'ai débranché le TG55 Yamaha que je n'utilisais plus très souvent et j'ai mis le MR à sa place dans le rack.


Extension de la mémoire RAM (utilisateur)

crayon MR-RACK accepte les cartes RAM du type SRAM (Static RAM card) PCMCIA standard (PC card). Ainsi, sur une carte SRAM je peux enregistrer:

/!\ Chaque banque d'une carte SRAM a une capacité maximum de 361 Layers. Ce qui permet d'y stocker jusqu'à 128 Sounds (mais pas forcément 128…) et 32 Performances.

Les synthétiseurs MR/ZR, l'expandeur et la Groove Machine ASR-X peuvent accueillir des cartes de sons complémentaires de la série EXP. On peut loger jusque trois cartes d'extension dans ces machines. Chaque carte peut avoir un maximum de 24 Mo de données d'ondes (Waveforms). Ensoniq n'a malheureusement produit que les quatre "EXP" suivantes :

Nota:
La version du MR-Rack doit être au minimum égale à 1.50. – MR-Rack must have version 1.50 or higher.
Compatible avec MR-61 et MR-76. – Compatible with MR-61 and MR-76.

Un mot sur Ensoniq

Ensoniq fut fondée en 1982 par Bruce Crockett, Al Charpentier, et Robert "Bob" Yannes. Ils avaient créé le mythique synthé MIRAGE Sampler en 1984. Pendant plus de 15 ans, ils ont produit des machines qui ont marquées leur temps : ESQ, SQ-80, EPS, VFX, EPS-16+, SD-1, ASR-10, DP/4, TS-10, TS-12, DP/2, DP/4+, ASR-88, DP/Pro, MR-Rack, MR61/76, ASR-X, FIZMO, et PARIS. Ensoniq a été racheté par Creative Technology Ltd. en 1998. La fusion de Creative avec E-MU a stoppé l'avenir d'Ensoniq : leurs produits et support ont été abandonnés.

ENSONIQ

Liens externes

Logo Ensoniq MR-Rack Mac talk Ne trouvez-vous pas que ce gros logo triangulaire fait "jouet" et penser à une marque de synthés vendus en grande surface ? Non ? Bon, tant pis…





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