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dbx DDP

Digital Dynamics Processor

dbx DDP

Le rack DDP propose des algorithmes de traitement de la dynamique incluant un équaliseur paramétrique trois bandes, un expanseur/gate (noise gate), un compresseur, un dé-esseur, un limiteur, et un correcteur du circuit de détection. Le compresseur dispose de paramètres traditionnels comme le niveau de seuil, le taux, le gain, la fonction Auto, l'attaque, le maintien et la chute avec fonction OverEasy™ (réglage automatique de la compression) commutable avec VariKnee™ (10 pentes de compression différentes de type “Soft Knee”) ou angle abrupt (Hard Knee). Le correcteur paramétrique 3 bandes du circuit principal fonctionne de la même manière que le correcteur du circuit de détection. Ce correcteur paramétrique 3 bandes dispose d'une valeur Q variable, d’une accentuation ou d'une atténuation de +/-12dB pour chacune des 3 bandes. Le processeur travaille en vrai stéréo (liée) ou en double mono. Etant de technologie numérique, le DDP permet de mémoriser des configurations et de les visualiser sur son écran LCD, ainsi que de les rappeler par MIDI. L'affichage des niveaux d'entrée/sortie s'effectue simultanément sur des bargraphs à 8 LEDs dédiés et sur l'écran, avec visualisation des valeurs crête et moyenne en même temps. Les convertisseurs font appel à la technologie TYPE IV™, avec une résolution de 24 bits et offrent le procédé TSE™ de simulation de bande magnétique. Cette simulation de saturation de bande magnétique apporte une coloration très intéressante pour une réduction stéréo (mixdown). Chaque réglage est unique et émule une couleur du signal analogique. Leurs noms reflètent leurs caractéristiques : “Dark” (sombre), “Warm” (chaud), “None” (neutre), “Bright” (brillant) et “Brighter” (très brillant). Ce réglage est dans la page "SIDECHAIN/EQ". Le logiciel du DDP est basé sur un principe hiérarchique (comme avec un synthétiseur avec ses patches ou programs regroupés dans des performances ou combinaisons). Chaque numéro de programme consiste en une “configuration” de traitement basée sur des éléments de traitement qui forment un circuit. Les éléments du circuit peuvent être utilisés en différentes combinaisons afin de produire des effets variés. Lorsque l'effet souhaité est atteint, je peux renommer et sauvegarder la configuration dans un emplacement de la mémoire dédiée aux programmes utilisateur. Je peux sauvegarder jusqu’à 100 configurations couplées et 100 configurations mono dans le DDP, en plus des configurations d’usine (Factory Setup : 24 couplés et 45 mono). Les paramètres sont associés aux configutations et non aux programmes (comme avec un synthétiseur…). Il existe deux séries de 50 programmes. Les 50 premiers sont des emplacements pour sauvegarder 50 programmes utilisateur. Les 50 derniers sont des presets qui se trouvent dans les programmes de 51 à 100. Les programmes conçus en usine (presets) portent des noms qui définissent leur application. Ils pourront servir de base pour personnaliser le traitement du signal. En usine, dbx a copié ces programmes dans la zone utilisateur programmable — programmes de 1 à 50. On peut à tout moment effacer un ou plusieurs de ces programmes et les remplacer par des programmes personnalisés. Lorsqu'on effectue une réinitialisation d'usine, les programmes 51-100 sont copiés sur les emplacements des programmes 1-50. Lorsque je modifie les paramètres d'un programme, la touche [STORE] s'allume, m'indiquant que j'ai modifé le programme en cours. Si je veux conserver mes nouveaux réglages, je dois les enregistrer. La fonction AutoLoad de chargement automatique offre les possibilités suivantes : soit le DDP charge immédiatement le numéro de programme à l'écran, soit il faut que j'appuie sur la touche [SELECT] (Load) pour charger le numéro de programme affiché pour qu'il soit activé. Lorsque la fonction AutoLoad est activée (ON), le DDP charge automatiquement le programme en cours dans le circuit audio sans afficher d'invite (la touche [LOAD] ne clignote pas). Cette fonction peut s'avérer très pratique, mais doit être utilisée avec circonspection. En effet, si je tourne la molette après avoir modifié les paramètres du programme en cours, le numéro de programme se modifie et les modifications apportées au programme précédent sont perdues. Le DDP passe au programme suivant et le charge automatiquement dans le circuit audio. Lorsque la fonction AutoLoad est désactivée (OFF), je peux faire défiler d’autres programmes sans affecter le son traité par le DDP. Lorsque je change de programme en tournant la grosse molette ("alpha-dial" ou "data-wheel"), la touche [LOAD] se met à clignoter, m'indiquant que je me trouve dans un numéro de programme différent de celui chargé dans le circuit audio. Si j'appuie sur la touche [LOAD], cela charge le numéro de programme affiché dans le circuit audio et remplace le programme précédent. Le circuit de la configuration se compose de certains ou de tous les éléments suivants : noise gate, compresseur, limiteur, correction paramétrique, les effets de correction paramétrique du circuit de détection et/ou les effets de dé-ésseur. Il existe plusieurs configurations pré-programmées mono et couplées. Les différentes configurations (chaînages ou routages, si vous préférez) des modules de traitement de la dynamique - équalisation, gate, compresseur, dé-esseur, limiteur, circuit de détection - sont au nombre de neuf. Il y en a trois en stéréo liés (couplés) et six en mono. En mode couplé, la paire stéréo s’affiche sous forme d’un circuit unique qui n'a donc besoin d'être édité qu’une seule fois. Un circuit traite le signal stéréo avec les tous les modules en série. Les deux autres inclus le circuit de détection soit sur la stéréo, soit en utilisant CH2 en entrée de détection; le signal a traiter passant lui par CH1; donc en mono. Chaque programme à deux canaux mono du DDP propose six circuits mono différents. Trois placent le correcteur paramétrique 3 bandes dans le trajet du signal, trois placent le correcteur dans le circuit de détection. Il est à noter que le firmware en version 1.3 ajoute deux circuits stéréo incluant le Dither en fin de chaîne pour un traitement purement numérique. L'interface DIO (AES/EBU et S/PDIF) est alors obligatoire. Les fonctions de Dithering sont disponibles pour les utilisateurs qui ont installé le module d'E/S numérique sur le DDP (optionnel). Le Dithering permet d'optimiser les performances de la sortie numérique en 16 et 20 bits. Le Dithering est accessible uniquement lorsqu'on est en mode de canaux couplés (fonction “Link”) et n'affecte que les sorties numériques du DDP. Cette fonction est par conséquence accessible que si la carte d'E/S numérique optionnelle est installée. Le DDP utilise des circuits à grande admittance en entrées et en sorties analogiques qui permettent d'utiliser des connexions à -10dBV ou +4dBu sans recourir à un sélecteur de sensibilité. L'implantation du système MIDI est dite intégrale, incluant les SysEx, afin de permettre une communication totale. Les contrôleurs continus offrent un moyen simple et efficace de communiquer avec le DDP. Un contrôleur continu MIDI peut être associé à presque tous les paramètres du DDP. Les liens de contrôleurs continus (Modifiers) et leur plages sont traités de façon spécifique dans chaque programme. Les affectations ne sont conservées que si elles sont sauvegardées en tant que partie du programme.

Le panneau avant se pare, du côté gauche, de quatre potentiomètres pour régler les niveaux analogiques des étages d'entrée et de sortie. Ceux-ci sont surmontés de deux bargraphes à huit segments. Ils permettent de visualiser les niveaux d'E/S, selon la position des touches "Meter Select" situées sous chaque paire de potentiomètres assignés à chaque canal audio. Si la touche est enfoncée, elle s'allume en vert et indique la mesure du signal d'entrée; sinon c'est la mesure du signal de sortie. Au milieu trône un grand écran ACL qui affiche plusieurs informations : les VU-mètres d'entrées et de sorties, le numéro du programme, le ou les noms des configurations, le VU de gain-réduction, la courbe, les paramètres et les modules sélectionnés. Sur la partie droite se trouve un gros bouton encodeur ("Data-wheel" ou "Alpha-dial") et 12 touches de fonction pour activer les programmes, les processeurs, les paramètres du DDP et les utilitaires, ainsi que les boutons [BYPASS] et [STORE]. Le panneau arrière propose à la fois des connexions XLR et Jack TRS pour une liaison symétrique. Coté connexion MIDI, il y a le minimum avec deux prises DIN 5 broches: IN et OUT/THRU; dbx ayant choisi de faire l'économie de la troisième prise MIDI (peut-être pour laisser de la place à l'interface numérique en option). A gauche de ces connecteurs se trouve l'emplacement prévu pour installer la carte d'entrées et sorties numérique aux formats AES/EBU et S/PDIF qui est en option. Le cordon d'alimentation se branche sur une embase IEC standard.

Ce compresseur est bien plus performant et polyvalent que mon vieux Boss CL-50 ou bien l'Ultramizer Behringer DSP1400P avec son unique réglage du limiteur par le paramètre "Max. Out Level". Ce n'est pas le même budget aussi… Le DDP a remplacé le DSP1400P. Bien que le DDP soit dépourvu de boutons (potentiomètres) agissant directement sur les réglages, le grand afficheur ACL supplée à cette absence par les informations qu'il donne. On peut toutefois le piloter via les "Continuous Controller" avec une surface de contrôle MIDI. La conversion A/N en 24 bits dbx baptisée “Type IV™” et le processus de simulation de saturation de bande magnétique “TSE™” apporte une couleur et une chaleur au son numérique bien sympathique. Le dbx DDP est inséré entre le Denoiser Roland SN-700 et l'enhanceur SPL Vitalizer MK2.

Ce processeur de dynamique est ou a été utilisé par Dome Productions (télévision Canadienne), Autechre (artiste), Center for Media production (Iowa City, Iowa), NuJazzCity (Chicago), Planet Earth Records (Los Angeles), SoundCubed Studios (Beverly Hills, en mastering), Listen For Pain Recording Studio (Hollywood), Lightning Struck Studios (Clayton, Missouri), Nomad Recording Studios (Carrollton, Texas), BLC Recording (Berkeley), Sonorous Mastering (Tempe, Arizona, en mastering), Studio "L'air ne fait pas la chanson" (Liège, Belgique), The ColeMine Studio (Nashville, Tennessee, en mastering), Phil O'Keefe Sound Sanctuary Recording (Riverside, Californie, en mastering), Greenhill Studios (Gresham, Oregon), Sounds Good (Reading, Angleterre, en mastering), Wolf Studios (Londres), etc.


Caractéristiques techniques

Date de commercialisationMars 1998
Présentationrack 1U
AlimentationInterne, interrupteur face avant
Fréquence d'échantillonnage44.1 / 48 kHz
Résolution24 bits
Nombre d'algorithmes6
Types d'algorithmeCorrecteur paramétrique, Noise Gate, Compresseur, De-esseur, Limiteur, Sidechain EQ
Patches (presets/programmables)• programmes:
– 50/50
• configurations:
– 24+45/100+100
(couplées + mono)
AfficheurLCD graphique,
2 bargraph à 8 LED
Nombre de potentiomètres4
Nombre d'alpha-dial1
Nombre de boutons poussoir/interrupteur14
Entrées audio2 Jacks 6,35 (mono asymétrique ou stéréo détection symétrique) et 2 XLR
Sorties audio2 Jacks 6,35 (mono asymétrique ou stéréo détection symétrique) et 2 XLR
Entrées numériqueOption DDPDIO
Sorties numériqueOption DDPDIO
MIDIIN, OUT/THRU
Stockage externeMessage "Controller MIDI" ou SysEx
OptionsInterface DDPDIO (AES/EBU & S/PDIF)
CompatibilitéSysEx DDP

Autres caractéristiques techniques

Entrée/sortie numérique (en option)

dbx DDPDIO La carte dbx DDPDIO est une carte de conversion numérique qui permet de tirer parti de tout le potentiel du processeur dbx DDP. Cette carte intègre des prises RCA pour le S/PDIF en entrées et sorties, ainsi que des XLR plaqués or pour l'AES/EBU en entrées et sorties en 24 bits. Avec cette carte, les fonctions de “Dithering” sont disponibles et permettent d’optimiser les performances de la sortie numérique en 16 et 20 bits. Remarque : le Dithering est accessible uniquement lorsque vous êtes en mode de canaux couplés (fonction “Link”) et n’affecte que les sorties numériques du DDP. Les E/S numériques seront automatiquement détecté par le DDP une fois la carte installée dedans. Le taux d'échantillonnage est sélectionnable entre 44,1 ou 48 kHz et l'entrée numérique, verrouille la fréquence d'échantillonnage sur celui du signal entrant. En outre, les sorties analogiques et numériques peuvent être utilisées simultanément.

Ouvrir une fenêtre d'info sur les différences entre le format S/PDIF et l'AES/EBU.

Dithering

Le Dithering permet de “réguler” le bruit de fond numérique, et d’obtenir un signal analogique de très bonne qualité. En réalité, le Dithering ajoute un bruit de fond aléatoire de faible niveau au signal avant de le réduire à une résolution inférieure. Le bruit de fond résultant n’est ainsi plus corrélé au signal d’entrée, ce qui supprime ainsi toute modulation relative au signal d’entrée. Cet ajout de bruit relève très légèrement le niveau de bruit de fond en sortie, mais supprime la “dureté” sonore souvent associée aux enregistrements numériques. Les valeurs de Dithering de 16 ou 20 bits permettent de passer d’une résolution de 24 bits à 16 ou 20 bits, selon la valeur choisie. Le DDP permet d’appliquer un Dithering linéaire de type TPDF lors du transfert de votre mixage sur une platine DAT ou un enregistreur de CD (CD-DA).

Sur le dbx DDP équipé d'une interface DDP DI/O, les algorithmes utilisant le "Dither" sont en mode stéréo (Linked) EQ→G→C→L→Dth, et SEQ→G→C→L→Dt avec un "Sidechain". Le module De-esser est alors désactivé.

☞ Le changement de "Config Setup" (configuration de chaînage) se fait par un “appui long” sur la touche [Program]. Le programme courant entre en "Config Setup"…

Système de conversion Type IV™

Le système de conversion Type IV™ est la première méthode de conversion Analogique/Numérique du DDP. Lorsque les entrées analogiques sont sélectionnées, l'icône TYPE IV™ à droite du numéro de programme s'allume et le processus TYPE IV™ s'enclenche pour convertir le signal analogique en signal numérique. Cela signifie qu'on peut atteindre +6 dB sur les afficheurs de l'entrée numérique du DDP et n'entendre aucune distorsion. Cela ressemble au comportement d'un appareil analogique à bande. Ce procédé associé au système TSE™ Tape Saturation Emulation permet de saisir sur un support numérique l'essence même du signal analogique, tout en préservant sa couleur et sa qualité. Ce processus engendre donc un signal numérique musical et agréable à l'oreille, prêt à être traité par le DDP avec un son de première qualité.

TSE™ — Tape Saturation Emulation

TSE™ - Simulation de compression de bande magnétique. La bande magnétique analogique a un son spécifique. En fait, des bandes de type et de marques différentes ont des sons différents. Cette caractéristique est apparente lorsqu'on "charge" fortement la bande, presque à la limite de saturation. Le procédé TSE vise à donner à un signal numérique cette chaleur analogique agréable à l'oreille. Sur le Quantum et le DDP, on peut dépasser le niveau nominal d'entrée sans craindre l'horrible écrêtage numérique, pour laisser place à une saturation plaisante, modelée d'après le son d'une bande magnétique bien "chargée". Il existe cinq réglages différents du TSE : Dark (sombre), Warm (chaud), None (aucun, neutre), Bright (brillant) and Brighter (très brillant). Les commandes du TSE sont toujours actives en mode entrées analogiques.

crayon Si je ne veux pas ajouter de coloration “TSE” au signal, je choisis le réglage “None” (aucun).

crayon Le TSE™ étant lié au processus de conversion analogique/numérique (A/N), ces réglages sont inactivés lorsqu'on traite un signal numérique.

TCM™ — Transient Capture Mode

Le système Transient Capture Mode™, ou TCM™, est basé sur le principe suivant : retarder le signal audio de 30µs afin qu'un signal de commande déclenche le VCA avant d'être reproduit. Il en résulte la perception d'une compression très rapide, capable de saisir le début de la quasi totalité des transitoires sans retarder suffisamment le signal audio pour qu'il produise des erreurs de correlation de phase. Dans le DDP on peut faire varier le retard grâce à une commande de retard TCM dans une plage de 0µs à 3ms. Ce retard ne peut provoquer des déphasages, mais il laisse le temps à l'appareil de réagir avant que le signal n'atteigne le niveau où il est traité. Les commandes de la section TCM se trouvent dans la zone des paramètres du noise gate, mais leur effet est global.

crayon La configuration TCM du DDP permet d'adapter (d'anticiper) le traitement selon les caractéristiques et le nombre de transitoires et partiels contenus dans le signal à traiter.

Le correcteur du circuit de détection

Les fonctions du circuit de détection s'utilise pour de nombreuses applications (comme la radiodiffusion) où les ingénieurs doivent employer l'effet de “Talk-Over” et les fonctions de dé-esseur. La compression sélective en fréquence est possible grâce à l'utilisation des fonctions du circuit de détection du DDP. Il est possible d'isoler certaines voix ou instruments du mixage à l'aide de la compression sélective en fréquence. En insérant le correcteur paramétrique 3 bandes dans le circuit de détection, les réglages de correction ne modifient pas directement le timbre ou la réponse en fréquence du signal audio. Ils modifient en fonction de la fréquence de seuil du traitement appliqué par le DDP. Avec une telle configuration, le fait d'augmenter certaines fréquences dans le correcteur du circuit de détection les supprime du signal. Un seuil élevé permet d'épargner les sons de niveau normal alors que les solos ou les sons très forts sont atténués. Bien entendu, lorsque la compression est appliquée, c'est le niveau global du signal qui est modifié. Selon le réglage du seuil, les signaux plus faibles ne déclenchent pas la compression.

Durant l'enregistrement des cymbales ou des toms, un compresseur avec correcteur dans le circuit de détection peut aider à prévenir la saturation de bande. Le correcteur peut être réglé pour les accentuations avec une bosse à environ 5kHz, ce qui engendre la compression des fortes attaques de cymbale, évite la saturation de bande à hautes fréquences lorsque la réserve dynamique est moindre. Toutefois, les petits coups de baguettes de batterie ou de balais sur la cymbale ne sont pas atténués. Etant donné que le tom est un instrument à plus basse fréquence et qu'il est mieux toléré par la bande, il nécessite moins de compression. Ce type de correction dans le circuit de détection signifie que le compresseur n'est pas aussi vivement déclenché par une forte frappe de tom que par une forte attaque de cymbale. La technique de correction peut également être utilisée comme suit : en creusant les bandes de fréquence des signaux dominants, vous relevez le niveau car le DDP applique une compression moindre. Pour appliquer un effet de dé-esseur aux voix sans utiliser le dé-esseur lui-même, utilisez le correcteur paramétrique du circuit de détection. Réglez-le pour les crêtes de hautes fréquences dans la plage de fréquences spécifique au sifflement ou au chuintement (en général, plage de 4-6 kHz). Cela pré-accentue le signal déjà chargé en sifflantes. Utilisée en conjonction avec un haut seuil et un fort taux de compression, cette configuration atténue largement le sifflement/chuintement sans affecter la qualité essentielle du son ou l'équilibre de la voix. Il est vrai que le niveau de toutes les fréquences baisse lorsque le compresseur est déclenché, mais les sifflements apparaissent généralement seuls - avant ou après la tonalité dominante de la voix. Vous pouvez entendre ce genre de réglage en écoutant la configuration d'usine appelée “De-ess Vocal”.

Pour accroître le sustain d'un instrument (par ex. une guitare ou une basse), utilisez le circuit de détection et accentuez la correction dans la plage de fréquences dominante de l'instrument, en conjonction avec un faible seuil et un taux de compression modéré.

/!\ L'égaliseur (EQ) peut être inséré dans le circuit de détection (sidechain) du DDP. Cependant, le circuit de détection est global: il pilote en même temps le noise gate, le compresseur, le dé-esseur et le limiteur. Ce foncionnement en "tout ou rien" limite l'utilisation de l'égaliseur dans le circuit de détection. La possibilité d'appliquer l'équaliseur au processeur de son choix aurait été plus pratique.

/!\ Il n'y a pas d'entrée(s) distincte(s) ("Detector", "Key", "Key Ext.", "Key Input", "Key Listen", etc.) pour la fonction sidechain en stéréo. On est obligé de sacrifier l'entrée appelée CH2 et de travailler en mono dans le cas d'un chaînage de type 3 en configuration couplée (linked).


/!\ La modification des paramètres du DDP ne génère pas de données MIDI sur la prise OUT qui aurait permis de les enregistrer dans un séquenceur pour faire une automation, dommage…

eprom La version 1.0 (et 1.10?) de l'“Operating System” (OS) du DDP a eu des problèmes de jeunesse. Le DDP avec cette version gelait (freeze). La dernière version de l'OS du DDP faite par dbx est la 1.3. L'update en 1.3 apporte des améliorations concernant le Dither et la Synchronisation pour laquelle on pourra choisir sur quelle source l'horloge (clock) doit se caler. Deux nouveaux schémas de connexion stéréo incluant le Dither sont ainsi ajoutés aux trois existants (Linked chains). Les six schémas mono restent inchangés. Il va sans dire que cette mise à jour concerne uniquement le DDP équipé de l'interface numérique DDPDIO pour en tirer usage. Le passage de la version 1.1 à la 1.3 oblige à retourner le compresseur chez dbx ou un de ces mainteneurs. La mise à jour de la version 1.2 (“1.210” pour mon DDP) vers la 1.3 est plus simple : il suffit de changer l'EPROM au format PLCC (mémoire flash, Part #: 72-1463-00V1.30) ce qui est à la portée de l'utilisateur consciencieux. Pour le changement de l'EPROM, une pince à extraction de PLCC est fortement conseillé… Le C.I. de mise à jour peut être obtenu chez SCV AUDIO qui est le distributeur France de dbx depuis de nombreuses années.

Voir le Owner's Manual / Manuel utilisateur du dbx DDP pdf (1,49 Mo) EN

Voir le document Routing du DDP pdf (82 Ko)

Voir la feuille de programmation du DDP pdf (96 Ko)

Voir la procédure de tests et reset du DDP.

Le dbx DDP n'est pas un compresseur multibandes, mais l'usage de son équaliseur paramétrique 3 bandes dans le circuit de détection permet de le simuler en accentuant la compression sur des plages (trois plages) de fréquences spécifiques (grosse caisse et/ou basse, voix du chanteur et/ou rythmique, solo de guitare et/ou de synthé), mais en y appliquant malheureusement les mêmes paramètres de seuil (threshold), de taux (ratio), d'attaque (attack), de maintien (hold) et de rétablissement (release) dans une utilisation sur la sortie Master. Mais c'est déjà très intéressant. Dans le cas d'une utilisation en insertion sur tranche, c'est terriblement efficace. Voici donc un bel engin que certains ingé-son (ingénieurs du son) trouvent supérieur au TC Electronic Finalizer Express, et proche niveau performances du Finalizer 96k. Merci Roger pour tes conseils…

sheckmark Voir la page sur les processeurs de dynamique (compresseurs, limiteurs, etc.).



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