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BEHRINGER Model D

Legendary Analog Synthesizer with 3 VCOs
Classic Ladder Filter, LFO, 16-Voice Poly Chain
and Eurorack Format

BEHRINGER Model D

Dans la famille des synthétiseurs analogiques monophoniques (monodiques, une seule voie), le minimoog a une place d'honneur. Dans les années 70, c'est lui qui a popularisé l'usage du synthé grâce à ça facilité d'utilisation face aux modulaires de l'époque. C'était le premier synthé “non modulaire” — modulaire prépatché disent certains — transportable avec clavier intégré (3 octaves et demi, 44 touches). Il y eu 4 versions du minimoog, du modèle A à D. Seul ce dernier a eu un destin commercial de 1970 à 1981. En mai 2016, Moog Music a annoncé une réédition à tirage limité du minimoog Model D. Un an après, en juin 2017, Moog Music a déclaré qu'il mettait fin à la production de la réédition du Model D moog. Le Model D a plus de 40 ans, ce qui signifie que sa conception, schéma et design sont dans le domaine public. Ainsi il peut être copié sans tomber sous le coup de l'usage de brevets sans autorisations, contrat de licence ou acquittement de Royalties.

minimoog inside ?

Le Behringer Model D est un synthé analogique à synthèse soustractive reprenant le schéma de principe du minimoog Model D. Le Moog est avec clavier et le Behringer sans. C'est donc un expandeur, celui-ci de table. Les flancs du Model D semble être en bois ou composite (WPC ?), genre wengué de 5mm teinté acajou. Je n'ai pas donné un coup de scie ou de papier de verre pour vérifier la matière… 😊 Le Behringer n'est pas à l'échelle 1:1 du Moog original. Un minimoog fait presque 73 centimètres de large. Le chassis Eurorack du Behringer Model D fait quasi moitié moins : 38 centimètres. Il y a donc une réduction du panneau de commande : les boutons sont plus petits, mais agencés en cinq sections de la même manière que sur son modèle Moog : CONTROLLER, OSCILLATOR BANK, MIXER, MODIFIERS, OUTPUT. Ils sont suffisamment espacés pour pouvoir les tourner sans être géné par la proximité d'autres boutons; un bon point. Les potentiomètres ne se dandinent sous la manœuvre, et les selecteurs sont fermes; voire un peu raides. Selon Behringer, le circuit électronique est à base de transistors JFET appairés. Le signal analogique suit le classique chemin VCO, VCF et VCA. Le bouton TUNE gère l'accord général, la fréquence des oscillateurs. Pour accorder le Model D au La3 — à l'oreille — j'active le générateur interne en mettant sur ON l'interrupteur rouge A-440 situé dans la section OUTPUT et je tourne le potard TUNE. A noter que le bouton TUNE n'agit pas sur l'OSC3 si l'interrupteur bleu OSC3 CONTROL de la section OSCILLATOR BANK n'est pas sur ON. Si le switch OSC3 CONTROL est activée, la fréquence de l'OSC3 varie avec le clavier et les contrôleurs. Sinon le clavier et les molettes de Pitch et de modulation n'ont pas d'effet sur ce troisième oscillateur. Le bouton GLIDE permet de faire “glisser” la note, le pitch, progressivement d'une touche à l'autre. Le potard tourné à fond sur 10 fait un effet glissando très long. A zéro il n'y a plus d'effet de transition entre deux notes. GLIDE est aussi appelé Portamento sur d'autres synthés. Le Glide est correctement utilisable lorsque la priorité de note est réglée sur LAST-NOTE-PRIORITY (priorité à la dernière note jouée). Sinon je trouve que le Glide n'est pas trop exploitable; c'est mon choix. Le bouton MOD MIX de la section CONTROLLERS règle l'équilibre entre les sources de modulation sélectionnées à l'aide des commutateurs noirs OSC3/FILTER EG et NOISE/LFO. Lorsque le potard MOD MIX est complètement tourné à gauche, seule la source de modulation sélectionnée par le commutateur OSC3/FILTER EG est appliquée. Et lorsque MOD MIX est tourné à fond à droite, seule la source de modulation sélectionnée par le commutateur NOISE/LFO est appliquée. En position intermédiaire, les deux sources de modulation sélectionnées sont mélangées. L'utilisation de la molette de modulation peut introduire des effets de filtrage plus complexes, par exemple en réglant le commutateur noir NOISE/LFO sur LFO, le commutateur bleu FILTER MODULATION de la section MODIFIERS sur ON et en tournant le bouton MOD MIX à fond sur 10. Dans la section OSCILLATOR BANK il y a un sélecteur de 6 formes d'ondes pour chacun des trois oscillateurs avec sélections de six octaves de “LO” (64" ?) à 2". Cette première sélection "LO" descend la fréquence dans l'extrême grave (TBF), permettant à l'oscillateur d'être utilisé comme source de modulation (5 à 40 Hz environ). L'onde choisie pour chaque oscillateur peut être différente : triangulaire (Triangle), dent de scie pour OSC1 et OSC2 (Sawtooth), dent de scie inversée pour OSC3 (Reversed Sawtooth), dent de scie (Sawtooth), carrée (Pulse 1), impulsion moyenne (Pulse 2), impulsion courte (Pulse 3). On ne peut pas moduler la largeur d'impulsion (PWM). Un bouton FREQUENCY-ADJUSTMENT (“Detune/Fine tuning”) pour OSCILLATOR-2 et OSCILLATOR-3 permet d'accorder à l'unisson ou bien d'ajouter de l'épaisseur au son (quand au moins deux oscillateurs sont actifs). Chaque potentiomètre FREQUENCY-ADJUSTMENT est gradué en demi-ton. Cela permet d'ajouter une tierce, quarte ou septième par exemple pour former un accord à ”l'œl” qu'il faudra mieux ajuster à l'oreille (ou bien avec un accordeur pour les exigeants). Aussi, un simple désaccord minimal des trois oscillos permet de faire pulser le son. Le LFO est à onde carrée ou triangle. Il module le Pitch du troisième oscillateur OSC3 ou le Cutoff du filtre FILTER EG. Le filtre résonant peut être passe-bas ou passe-haut avec la classique atténuation de 24 dB par octave (4 pôles), la fameuse cascade de moog, quatre filtres de 6dB/octave en série. Comme sur l'original, est présent un générateur de bruit rose ou blanc mixable avec l'onde des oscillateurs. Le bouton EXT IN VOLUME règle le niveau de la source externe branchée à l'entrée EXT. Si aucun câble n'est connecté à l'entrée EXT., alors la sortie audio principale du Model D est dirigée vers cette entrée externe. Dans ce cas, le signal de sortie principale est réinjecté dans l'entrée de la section MIXER, et le contrôle du volume d'entrée externe est alors “post” contrôle de volume de la sortie principale. Ce qui signifie que le bouton MAIN OUTPUT VOLUME affectera la quantité de la saturation en plus du bouton EXTERNAL INPUT VOLUME. En augmentant le volume de l'entrée externe, le mélangeur peut saturer, introduisant ainsi de l'Overdrive ou Distorsion. Quand cela se produit, le voyant OVERLOAD s'allume. Dans la section MODIFIERS se trouve un nouveau commutateur : FILTER MODE. Celui-ci permet de sélectionner le type de filtre : passe-bas ou passe-haut. Le filtre pass-haut est une innovation par rapport au minimoog. L'enveloppe "EG" du VCF et VCA est du type ADS : Attack time, Decay time, Sustain level. Point de potard Release time, ça a été fait de manière astucieuse. Après l'exécution des temps d'attaque et decay, la phase de sustain maintient le son au niveau réglé (entre Ø et 1Ø). Lorsqu'une touche enfoncée est relachée, le sustain laisse place au “Release” qui s'effectue sur la même durée que le Decay initial. Si l'interrupteur blanc LOUD DECAY et/ou FILTER DECAY est/sont sur ON, le son passe en phase de "Release" en fonction du réglage de DECAY TIME lorsqu'une touche ou qu'un déclencheur externe est relâché. Sinon le son est coupé, il n'y a pas de Release. Les deux interrupteurs bleus KEYBOARD CONTROL de la section MODIFIERS permettent de faire varier l'intensité de suivi de clavier "keyboard tracking" — appelé aussi "Key follow" par d'autres marques — qui modifie le Cutoff du filtre en fonction de la hauteur de la note jouée. Les interrupteurs 1 et 2 sur OFF : le suivi du clavier est désactivé, l'interrupteur 1 seul sur ON : 1⁄3 de l'effet, l'interrupteur 2 seul sur ON : 2⁄3 de l'effet, l'interrupteurs 1 et 2 sur ON : l'effet est maximum. Dans la section OUTPUT, une prise casque sur jack 3,5 stéréo est disponible sur la face avant, ainsi que la sortie principale MAIN OUT sur Jack 3,5 TS asymétrique (signal mono). Celle-ci peut être utile dans le cas où le Behringer Model D est intégré dans un rack. Ainsi sa sortie peut être patchée vers un autre module Eurorack. Il y a l'interrupteur rouge A-440 pour activer le générateur de La3 à 440 Hz. Il permet également de configurer le Model D durant la phase de mise sous tension (voir le paragraphe "Modes spéciaux" de la section "Etape 3 - Mise en œuvre" du guide de démarrage rapide pour plus de détails). La sortie audio sur jack 6,35 TS est à l'arrière. Elle est en double afin de proposer un niveau bas (instrument) et haut (ligne). Attention, ce ne sont pas des sorties gauche "L" et droite "R" ! Egalement à l'arrière se trouve un microswitch DIL à 4 voies. Celui-ci permet de sélectionner le canal MIDI du Model D (1 à 16). L'alimentation 12V CC est fournis par un un adaptateur secteur. L'interrupteur d'alimentation est à l'arrière.

Le Behringer Model D est semi-modulaire — de façon rudimentaire — avec des points "CV" (Control Voltage) : sept entrées (MOD SOURCE, OSC 1V/OCT, LFO CV, CUT CV, FC GATE, LC GATE, LOUD CV) et quatre sorties (LFO Λ (Triangular), LFO Π⅃ (Square), FILT CONT, LOUD CONT), plus une entrée audio EXT pour torturer des sons provenant d'une source externe, et deux sorties audio : MIX et MAIN; le tout en jack TS 3,5 mm. Le Behringer Model D est livré avec deux cordons patch (jack 3,5 TS) d'une vingtaine de centimètres, un noir et un blanc.

Quelques modifications par rapport au minimoog Model D 2016 existent. Ainsi le Behringer Model D dispose d'un bouton MOD DEPTH qui permet de régler l'intensité de la modulation (LFO). Cette modulation peut également être contrôlée par la molette d'un clavier MIDI branché sur le Model D. Le switch FILTER MODE sélectionne le type de filtre passe-bas "LO" ou passe-haut "HI". Deux interrupteurs blanc nommés FILTER DECAY et LOUD DECAY mis sur "ON" agissent sur la chute "Release" repectivement sur la fréquence de coupure du filtre FILTER et le volume du groupe LOUDNESS CONTOUR de la section MODIFIERS. Le minimoog, lui, n'a qu'un seul interrupteur DECAY SWITCH — situé au-dessus de la molette de PITCH et de Modulation à l'extrémité gauche du clavier — qui agit sur le second DECAY TIME du filtre et de l'enveloppe. Un port USB type B autorise le dialogue avec un ordinateur. Le Model D est USB "Class Compliant" et est capable de gérer les messages MIDI entrants et sortants. Ce port USB permet de mettre à jour le micro logiciel (firmware) du Behringer Model D. J'en ai peut-être oublié…

Ce qui suit est ce que le Model D Behringer n'a pas par rapport à la réédition 2016 du minimoog Moog Music : une DIN 5 broches MIDI-OUT, l'implémentation de la vélocité avec sa sortie CV ainsi que l'aftertouch et sa sortie CV, l'entrée de déclenchement V-TRIG IN, la sortie CV V-TRIG (signal de touche enfoncée). Cela aurait pu être intéressant de l'avoir dans le cas où on pilote le Behrimoog Model D en MIDI et on chaîne un autre instrument "CV/GATE only" à sa suite. Mais "The last but not least", l'interrupteur GLIDE SWITCH pour activer ou non le portamento (un gros manque, même pas gérable via un CC#65 ou SysEx). Sur les autres synthés analos que j'ai utilisé il y avait bien un switch ON/OFF du Portamento. J'ai peut-être oublié d'autres fonctionnalités ou réglages…

Est-ce le petit qu'a le son ? (*)

Est-ce que ça sonne ? Y a-t-il une différence avec le minimoog Model D Moog ? Déjà, j'ai entendu dire qu'il y avait des différences d'un modèle Moog à l'autre, la construction artisanale et la tolérance des composants analogiques des années 70 faisant. L'âge du minimoog et donc de l'ensemble de ses composants électroniques qui vieillissent modifie ses caractéristiques et spécifications. Pour le même son, les réglages d'un minimoog à l'autre peuvent être différents, avec parfois une variation timbrale. Entre un Model D par RA Moog de 1971 et sa réédition 2016 par Moog Music il y a une différence, pas seulement technique ou esthétique; c'est le son, le timbre (une différence de “gras” et/ou de “brillance”). Cependant, tous ont la même signature sonore clairement identifiable. Le Model D Behringer sonne minimoog, je n'ai pas de doute là dessus, même si mes mains et mes oreilles ont touché et écouté un véritable minimoog il y a longtemps. Et pour s'en rendre compte, il suffit de reprendre les Patch Sheets (PDF 16,1 Mo) edités par Moog pour le minimoog Model D et les appliquer au behrimoog pour l'entendre. Un minimoog ne sait pas faire que des basses. Il excelle aussi dans des lead et patches pour soli doux, envoutants ou agressifs et endiablés, bruitages, effets et étrangetés sonores.

Maintenant je peux jouer et explorer Le Son minimoog sans dépenser quelques milliers d'euros pour une version d'occasion “Vintage” et usée sur un site de ventes aux enchères ou bien un minimoog Model D neuf réédition 2016 par Moog Music valant dix fois le prix du Behringer Model D. En premier lieu, le son est propre, pas de souffle. Les basses sont riches et moelleuses, les médiums bien présents, et les aigus brillants (sans aliasing, hihihi !), comme seul l'analogique peu le faire. Les enveloppes sont rapides. Le filtre 4 pôles 24dB/oct. avec résonance est redoutable. Il peut-être auto-oscillant et incisif. Le filtre passe-haut ouvre de nouveaux horizons. Les modulations sont diversifiées. Et il y a le plaisir tactile, un bouton égale une fonction… Toutefois, je pense qu'un utilisateur assidu du minimoog fera la différence (par rapport à sa machine et pas une autre bien sûr).




Le minimoog est une référence dans le monde de la musique Electro, mais aussi du Rock, Pop, Progressif, Rock Symphonique, Jazz, Fusion, R&B, Soul, Trip-Hop, Rap, Funk, même Variétés !, et j'en passe… Pratiquement tous les genres musicaux. Il est ou a été uitilisé, en vrac, par Pink Floyd, Krafwerk, Peter Bardens, Gary Numan, Klaus Schulze, Herbie Hancock, Manfred Mann, Patrick Moraz, Franck Zappa, Jean-Philippe Goude, Vince Clarke, Tim Blake, Radiohead, Depeche Mode, Moby, The Chemical Brothers, The Crystal method, Air, Daft Punk, Dr Dre… Impossible de citer tous les musiciens qui ont utiisé le minimoog. A noter la mémorable minimoog bass dans Thriller de Rod Temperton (chanté par Michael Jackson), sans oublier l'opéra rock Journey to the Centre of the Earth et l'Art-Rock The Six Wives Of Henry VIII de Rick Wakeman, ainsi que les classiques Pictures at an Exhibition par Emerson, Lake & Palmer et Switched on Bach de Walter/Wendy Carlos (là, que du Moog modulaire). Oui je sais, c'est vieux tout ça ! Robert Moog a inspiré nombre de concepteurs et fabricants avec ce minimoog, le synthé le plus emblématique du monde.

Le principe de la synthèse soustractive consiste à filtrer des signaux riches en harmoniques. Simple à mettre en oeuvre et économique, la synthèse soustractive s'est naturellement imposée sur les premiers synthétiseurs, dès les années soixantes. La synthèse soustractive peut prendre une autre source que le classique oscillateur délivrant des formes d'ondes périodiques simples, que celui-ci soit analogique ou numérique. A partir de la fin des années quatre-vingts, nombre de synthétiseurs soustractifs ont utilisé des échantillons numériques comme source de synthèse. Il peut s'agir d'échantillons d'instruments acoustiques ou électriques, pris séparément (piano, basse, orgue...) ou enregistrés ensembles (section de cuivres, de cordes...), mais également de voix ou de bruits divers. L'efficacité d'un filtre est fonction de sa pente, encore appelée "rolloff" ou "slope", exprimée en décibels par octave (dB/octave) ou en pôle. Le terme "pôle" fait référence au schéma typique d'un filtre ayant une pente de 6 dB/octave. Ainsi, on trouve des filtres 1 pôle, 2 pôles (12 dB/octave), 3 pôles (18 dB/octave) et 4 pôles (24 dB/octave). Additionner les pôles revient à placer des filtres identiques en série. On attribut à Robert Moog l'idée de mettre en série quatre filtres passe-bas, schéma désigné sous le terme de cascade de Moog. Sur un synthétiseur soustractif, deux paramètres principaux permettent d'ajuster l'effet de filtrage : la fréquence de coupure qui est la fréquence à partir de laquelle le filtre va entrer en action, et la résonance (disponible sur certains instruments), qui permet de faire entrer le filtre en auto-oscillation. Celui-ci se comporte alors comme un oscillateur. Il est également possible de modifier l'évolution temporelle de l'effet en adjoignant au filtre une enveloppe d'amplitude.



Caractéristiques techniques

Date de commercialisationJanvier 2018
Type de synthèseSoustractive
RésolutionAnalogique !
MémoireWaveforms:

Triangle
Triangle-Sawtooth (Oscillator–1, Oscillator–2)
Reverse Sawtooth (Oscillator–3)
Sawtooth
Square
Wide Pulse
Narrow Pulse
ClavierNon
Expression MIDIModulation (CC#1)
Programmes, Timbres, Singles, Voices (presets/progr.)
Combis, Patches, Performances, Multi (presets/progr.)
Afficheur
Polyphonie1 voix
Nombre d'oscillateurs/générateurs3 oscillateurs
Multitimbral1 voie,
jusque 16 voies "MIDI Poly Chain"
Sons de batterieNon
EffetsGénérateur de bruit blanc, bruit rose
SéquenceurNon
Stockage externeCrayon et papier…
MIDIIN, THRU
Sorties audioFace avant:
1 MAIN jack 3,5 TS +
1 PHONE jack 3,5 TRS
Face arrière:
jack 6,35 TS LOW (Instr.)
jack 6,35 TS HIGH (Ligne)
Dimensions (largeur × profonfeur × hauteur)374 x 136 x 90 mm
Poids1,7 Kg
OptionsMontage Eurorack possible
CompatibilitéSettings minimoog ?…

Voir quelques trucs et astuces du Behringer Model D…

L'interrupteur MAIN OUT

Cet interrupteur sert à couper le son sur la sortie principale MAIN OUT sans avoir besoin de tourner le potard VOLUME à zéro. Couper le son de la sortie principale permet au synthétiste équipé d'un casque branché sur la prise PHONE 3,5 de régler un nouveau patch ou bien d’accorder le Model D sans que tout le monde entende.

Legato Triggering

Quand le multi-déclenchement (multiple triggering) est activé, chaque nouvelle note enfoncée, produite, envoie une info de déclenchement des générateurs d'enveloppes VCF (Filter contour) et VCA (Loudness Contour). En désactivant le multi-déclenchement (mode Legato), les générateurs d'enveloppes (Contour Generators) se lancent uniquement si toutes les notes sont relâchées avant qu'une nouvelle note soit jouée. Le mode légato permet de jouer une nouvelle note alors que la précédente n'est pas relâché. La hauteur de note change uniquement sans que les enveloppes soient déclenchées à nouveau. La nouvelle note s’entend dans la suite temporelle du contour produit par la note qui l’a lancé. Pour déclencher à nouveau les enveloppes, il faut délier les notes, jouer Pizzicato.

Code couleur des interrupteurs

Le code couleur des interrupteurs à bascule utilisé par Behringer n'est pas le même que celui choisi par Moog. En voici la signification.

Nota: Il n'y a pas de switch GLIDE blanc.

crayon L'interrupteur [A-440] sur ON génère un signal de référence à 440 Hz. Il permet également de placer l'appareil dans différents modes durant la phase de mise sous tension. Pendant les 5 premières secondes suivant l'allumage du Model D, il faut manoeuvrer cet interrupteur un certain nombre de fois. La LED Power clignote pour indiquer le mode de fonctionnement ou de configuration : multi-déclenchement (legato/pizzicato), priorité des notes : dernière/basse/haute, chaîne polyphonique. Pour plus de détails, voir le mode d'emploi du Model D.

crayon Les messages MIDI "System Exclusive" (SysEx) permettent de configurer le canal MIDI, la courbe de sensibilité de la modulation, ou bien l'étendue par demi-ton du Pitch-Bend, par exemple. Les commandes SysEx sont indiquées dans le mode d'emploi du Behringer Model D.

crayon La caisse du Behringer Model D peut être retirée et le synthé être placé dans un système Eurorack. Le Behringer Model D est livré avec une nappe "Eurorack Power Cable 16/10pin-15cm" avec d'un côté un connecteur "10 points" pour le connecteur X23 de la carte mère du Model D.

/!\ L'interrupteur rouge MAIN OUT coupe uniquement le son de la sortie. Ce n'est pas l'interrupteur d'alimentation du Behringer Model D (lire "trucs et astuces" plus haut).

/!\ L'implémentation MIDI est minimaliste : note ON, note OFF, Pitch Bend, Modulation.

MacTalk Le look étant identique à l'original mais ce Model D étant une nouvelle interprétation du minimoog, n'aurait-il pas été plus judicieux d'appeler ce Behringer Model E, "e" comme Évolution ?

 

/!\ Préchauffage obligatoire

Tout comme le minimoog, il est recommandé d'allumer et de laisser le Behringer Model D chauffer pendant 10 à 15 minutes avant de l'utiliser, voir plus si l'appareil était au froid. Cela permet aux composants électroniques d'atteindre leur température normale de fonctionnement et de se stabiliser. Ceci est nécessaire pour que l'accordage soit fiable et constant pendant un moment. Toutefois, il faudra revenir sur le réglage TUNE général et TUNE OSC.2 & 3 si la session, la répet ou la prestation dure mongtemps.

 

Mac talk Want to listen to the Behringer Model D demos? Then click the button below.

Mozart, Serenade N°13 in G Major, « Eine kleine Nachtmusik »


Voir le Guide de démarrage du Model D pdf (5,5 Mo) FRENDEESPT

Voir le document Owner's Manual du Model D pdf (11,0 Mo) EN

Voir la feuille Patch Recall du Model D pdf (161 Ko) WORLD

Voir le minimoog Patch Book du Model Dpdf (1,5 Mo) EN

Voir la procédure de tests et reset du Model D.

* Petit caleçon : sous-vêtement masculin qui sert à soutenir les basses… 😄



Rebirth of analog…

Arf, la richesse et qualité du son d'un synthé analogique, est-ce un mythe ou bien une réalité ? La synthèse soustractive à base de composants électroniques discrets éveille toujours la curiosité (transistors, diodes, et autre composants traversants), voire les fantasmes. La mode de l'émulation VA et diverses autres virtualisations a fait son temps, malgré la tentative de Creamware avec son minimax ASB bardé de boutons type moog commercialisé en 2007. Cet interprétation du minimoog était en numérique (44,1 kHz en 24 bits) avec mémoire, une sorte de “mise-en-boîte” d'un logiciel d'instrument virtuel (plugin) avec interface physique. Sentant le vent tourner, nombre de fabricants, concepteurs et/ou “copieurs” s'engoufrent dans la brèche. Tout d'abord des systèmes analogiques modulaires fleurissent : Analog Solutions, Doepfer, Erica Synths, Mutable Instruments, Pittsburgh Modular, Vermona, par exemple. Des petits indépendants sont aussi sur le filon : Dreadbox avec l'Erebus, NRSynth avec le Cobra, etc. Les grandes marques japonaises rééditent les synthés analogiques d'antan qui ont fait leur succès. Rappelez-vous, Korg a ressortit des archives les plans de 1978 du MS-20 pour le (re)commercialiser en 2013 dans une copie réduite en taille (de 86%) conservant les deux VCO, le VCF multi-mode, le VCA. Sur sa lancée, en 2015 Korg ressuscite l'ARP Odyssey de 1972. Quelques années plus tôt, en 1997, la discrète société américaine Studio Electronics avait produit l'ATC-1 : monophonique analogique à l'interface très colorée mais rébarbative. En 2000 Studio Electronics sortit le SE-1, sorte d'erzatz de minimoog reprenant les fondamentaux de ce dernier : 3 VCO, VCF à 24dB/octave, VCA et ADSR, avec une interface bardée de 24 potards et une vingtaine de boutons et switches. La modernité passant par là, le SE-1 est doté de 396 mémoires de patch et une interface MIDI. En 2012, Moog propose le minitaur, synthé monophonique compact de 22 x 14 cm, disposant de deux VCO, de classiques CV et GATE, mais aussi de 128 presets, d'une DIN MIDI-IN ainsi que du MIDI "over USB". En 2013, Arturia dévoile le miniBrute. C'est un synthé analogique à clavier compact, très compact. Comme pour le MS-20 mini, les gros doigts s'abstenir. En 2016, Roland, avec la collaboration de Studio Electronics, se lança dans la création d'un synthé monophonique analogique, un “vrai” : le SE-02. Avec ce nom, on sent tout de suite la filiation avec le SE-1. Après son coup d'essai en 2016 avec le Deepmind 12 : synthé analogique polyphonique 12 voix, en 2017 avec le Model D : copie du minimoog, en 2018 Behringer dévoile une création avec le Neutron : un expandeur analogique semi-modulaire et paraphonique. La bataille du synthé analogique le plus chaud et le plus “authentique” ou “original” ne fait que continuer…

Ces nouveaux synthés pour adultes ayant des mains d'enfants de 5 ans est la grande mode depuis la réédition en 2013 du MS-20 mini “ature”. La réduction de taille impacte également les claviers qui se retrouvent eux aussi réduit à la taille de jouet : les "slim key" ou "mini key", mini touches. L'écart de Do à Do ne fait plus 16 centimètres… Les synthés Roland inscrits dans la série Boutique ont des boutons tous minuscules saupoudrés sur la surface standard "Boutique" de 30 x 13 cm. Et le clavier dédié à ces “Boutique” est avec des mini touches. Yamaha avec la série “Reface” applique la même stratégie du mini clavier. La série des instruments nomades à emporter en voyage s'agrandit. Le clavier devient accessoire, les boutons primordiaux…


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