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ALESIS QSR

64 Voice Expandable Synthesizer Module

ALESIS QSR

Le premier synthétiseur digital créé par Alesis en 1993 fut le QuadraSynth. C'était la première incursion majeure d'Alesis dans le monde des synthétiseurs. Aujourd'hui, Alesis est un acteur important avec le A6 Andromeda et le Micron. Le QuadraSynth était un synthétiseur numérique de 76 touches à base d'échantillons PCM avec une polyphonie de 64 notes. La famille QuadraSynth s'est ensuite agrandit : le rack S4, QuadraSynth Plus Piano, S4+ Module, DG8 Digital Piano, et la série QS : QS6, QS7, QS8 et QSR.

Le QSR est la version rack du QS7—QS8. C'est un synthétiseur généraliste. Dans le système de synthèse du QSR, jusqu'à quatre "Tone" peuvent être utilisés pour créer un "Patch", c'est à dire un programme. Ces tons individuels sont créés avec des formes d'ondes numériques (16 bits, 48 kHz) utilisés en échantillon (waveform "single-cycle") ou comme source d'oscillateur et sont ensuite traités par un filtre numérique non-résonant, trois LFOs et trois générateurs d'enveloppe, de façon tout à fait habituelle. Le QSR contient 16Mo de formes d'ondes en ROM, avec l'option de pouvoir l'étendre avec deux cartes d'extension PCMCIA de la série QCards ( QC ou QuadraCard) qui s'insèrent en face avant du QSR. Les 16 Mo internes contiennent 649 échantillons de base (voices) de sons acoustiques ou électroniques organisés en 17 groupes de différents genres : Piano, Chromatic, Organ, Guitar, Bass, String, Brass, Woodwind, Synth, Wave, Noise, Voice, Ethnic, Drums, Percussion, Sound FX, Rhythm. Un patch sur le QSR peut contenir 1, 2, 3 ou 4 tons. Cependant, la polyphonie décroît au fur et à mesure qu'un patch utilise de plus en plus de tons. Par exemple, un patch à 1 ton aura 64 notes de polyphonie, un patch à 2 tons en aura 32, et à 4 tons aura seulement 16 notes simultanées. Les patches peuvent seulement être stockés dans la banque Utilisateur, interne ou sur carte RAM. Quatre autres banques sont définit en mémoire morte (ROM) et ne peuvent donc être écrasé. Chaque banque est scindée en 12 groupes de 10 programmes chacun (Patches), plus un 13ème groupe de 8 programmes orienté batterie et percussions. Ces groupes sont structurés en catégorie d’instruments : Pianos, Chromatic, Organ, Guitar, Bass, Strings, Brass, Winds, Synth 1, Synth 2, Synth 3, Rhythm/FX, Drums/Percussion. Ce qui facilite la recherche d’un son. En sortie d'usine, avec ses 5 banques, le QSR a 640 presets et programmes. Mais avec l'ajout d'une carte RAM de 512 Ko, le QSR dispose de 8 banques supplémentaires, et permet d'accéder potentiellement à 1664 "Program" (patches). Un programme multitimbral du QSR est appelé "Mix" par Alesis — synonyme de « Performance », « Combi » ou « Multi » chez d'autres constructeurs. Il peut contenir jusqu'à 16 patches. Chaque patch dans un Mix correspond à un canal MIDI (16 canaux MIDI). Le mode Mix contient 500 mémoires de 400 "Preset" et 100 "User" (Utilisateur). Les banques Preset 1-3 et la banque Utilisateur sont organisées dans 13 groupes de 10 sons chaque (les programmes 00-09 sont des pianos, 50-59 sont des basses, etc.). Cependant, la banque GM — appelée GenMIDI dans le manuel QSR Alesis — ne suit pas exactement cet arrangement car elle reflète plutôt la liste des programmes (instruments) définis par la norme GM de la MMA/JMSC. Les programmes sur quelques cartes sons (Sound Cards) ne peuvent pas suivre cet arrangement non plus, selon le type de carte. Il y a un mode spécial "Drum Mode" qui propose un large choix de plus de 340 échantillons (samples) de batteries et autres percussions. J'y ai repéré des Voices préfixées "DM"… En plus, il y a 90 grooves "Rhythm Beats" (séquences rythmiques de batterie). Et si les patches et échantillons internes et externes sur QCards™ ne vous suffisent plus, vous pouvez importer vos propres samples (voices) sur carte Flash Memory PCMCIA via le logiciel Sound Bridge™ et faire vos patches personnalisés. L'utilisation de Flash Cards PCMCIA est beaucoup plus pratique que l'utilisation d'un périphérique SCSI comme sur le Roland XV-5080. Mais il rend indispensable l'utilisation de l'ordinateur pour charger (uploader) les samples — une bonne fois pour toute — sur la mémoire Flash PCMCIA. Le QSR éteint ou la carte mémoire enlevée, les programmes ne s'effacent pas.

En plus des classiques contrôleurs Velocity, Aftertouch, Pitch Bend Wheel et Modulation Wheel, le QSR dispose de quatre autres contrôleurs globaux nommés contrôleurs A à D. Ils permettent de modifier différents paramètres d'un Patch (programme). Ces contrôleurs sont définis dans "Global Edit Mode" pour répondre aux messages de contrôleur MIDI spécifique (voir les pages 4 à 7 du manuel). De nombreux programmes internes du QSR utilisent ces contrôleurs A-D afin de modifier le timbre. En jouant un programme, modifiez la valeur des contrôleur [A] - [D] et écoutez l'effet que chacun a. Les modifications apportées seront différentes d'un programme à l'autre, en fonction des assignations propres à chaque patch.

Le QSR a un processeur multi-effets à 4 bus, qui est basé sur le processeur du Quadraverb 2 (Alesis Q2 FX). La section d'effets est affectée à la sortie principale (MAIN L & R). Son architecture est à 4 bus stéréo : SEND1, SEND2, SEND3 et SEND4. Ces bus permettent le dosage de l'effet “wet/dry” appliqué sur le bus, de la même façon que sur l'E-Mu Audity 2000 ou l'Ensoniq MR-Rack, l'insertion en moins sur ce dernier. C'est-à-dire qu'on affecte un preset/programme à un des quatres bus d'effets. L'inconvénient c'est dans un Mix (Performance), je dois choisir uniquement l'effet d'un programme (d'un canal MIDI) que j'applique à tous les autres presets/programmes (canaux MIDI). Je peux choisir une Configuration sur les cinq. Une configuration correspond à un assemblage de modules d'effet (algorithme). Attention, la configuration #4 à cause de sa complexité ne comporte que deux bus (FX SEND 1 et 2); FX SEND 3 et FX SEND 4 sont désactivés. Les effets, suivant les configurations, sont : EQ, LEZLIE, PITCH (Chorus, Flange, Pitch Detune, Resonator), DELAY, REVERB, OVERDRIVE. Les effets peuvent être modulés par des contrôleurs MIDI. Les paramètres d'effets sont éditables indépendamment pour les "Program" et les "Mix". Les réglages d'effets sont mémorisés lors de la sauvegarde du "Program" ou du "Mix".

Sur la face avant du QSR trône sur la gauche un grand afficheur. Celui-ci a la particularité d'être composite : des grands chiffres pour afficher le numéro de programme ou de mix, deux lignes alphanumériques de 16 et 14 caractères, et une troisième ligne de textes et symboles : "MIX", "PROG", "EDIT/EDITED", et numéros de 1 à 16 qui clignotent lors d'activité MIDI. A sa gauche se trouve classiquement la prise casque et le bouton de volume général. A droite de l'écran ACL sont installés les boutons de réglages de jeu [PLAY MODE] et d'édition [EDIT MODE]. Ces commandes sont suivis de deux ports d'insertion pour cartes PCMCIA identifiés "A" et "B". Cette façade se termine à droite par l'interrupteur ON/OFF général. Sur la face arrière se trouve — de la droite vers la gauche — deux paires de sorties audio, une prise AODI identique au TOSlink (mais au format ADAT et donc non compatible S/PDIF (*)), un connecteur BNC pour une entrée de synchronisation ADAT en 44,1 ou 48 kHz, le classique trio MIDI (IN, OUT, THRU), un port série "To Host" pour la connexion à un PC ou un Mac via la prise RS232 ou RS422, et la prise DIN pour l'alimentation externe 9V (Alesis P4 Power Supply). Tiens ! voilà le premier bloc d'alimentation externe qui vient à coté des multiprises "Expandeurs" !…

Les sons du QSR sont généralistes et couvrent les styles pop-rock, orchestral, techno, ambient, etc. La série QS dont fait partie le QSR offre une palette de sons de pianos variés tant en acoustique qu'en électrique. Pour certains musiciens cette abondance aurait nuit à la qualité, et pour d'autres ils sont tous très bons. Comme quoi tous les goûts sont dans la nature… Pour ces patches de piano, un clavier de commande semi-lesté ou lesté est souhaitable pour le toucher et l'expression. Les clavecins, clavinets, xylophone et autres marimba ne sont pas en reste… Et il y a assez d'orgues d'église et à roues phoniques style Hammond pour satisfaire tous les goûts. Alesis a travaillé avec Keith Emerson pour certains patches, et ensemble ils ont échantillonné ses C3, Moog modulaires et Yamaha GX-1. Ainsi, on retrouve les sons d'Emerson dans les programmes comme Keith's C3, Real Prc B, Porta Lead, AquaTarkus, Ascent, FmDBgining, Brassy 5th, et Fanfare GX. Keith Emerson a même composé une des cinq démos : « Iron Man » (elle fait vraiment ELP… souriant). Les basses et autres guitares sont “standards”… Les batteries et percussions sont dynamiques et percutent bien… Dans les "Brass" certains saxo sont très réussis. Dans les "String", il y en a qui évoquent l'ARP, l'Oberheim ou le Mellotron. Il y a des patches synthétiques qui “clochettouillent” trop façon années 90 (programmes avec "Bell" dans le nom). En revanche, certaines nappes et autres Pads sonnent typiquement américains : Obersphere, Sunrizer, Xpando Pad, Oohzee, Afterglow, TyrellCorp, Outland, Final Dawn... Ils ne sont pas trop riches, même plutôt aériens, et donc s'intègrent facilement dans un mix. Le générateur de rampe ("Tracking Generator") à 11 points autorise la programmation de mini-séquences ou autres effets spéciaux : Clockwork, WhereDrums, Sardauker, Braveheart, MonstrMash... Dans l'ensemble, la programmation des presets d'usine est excellente. Les presets "Mix" en ROM sont pour la plupart des empilages ("stack") de plusieurs "Program" sur un seul canal MIDI. Se mettre à programmer le QSR n'est pas insurmontable. L'édition directe sur le panneau avant du QSR via le menu arborescent permet de bien comprendre sa structure. Mais l'utilisation d'un éditeur comme MOTU Unisyn est largement préférable.

Le QSR (ou le QS6, QS7 ou QS8) est ou a été utilisé par Michael Bernard (un des sound designers Alesis sur le projet QS), Thomas Clement, Keith Emerson, Daniel Forsberg, Ryen Goldsmith, Chris Papageorgiou (l'auteur du site web qs-cards.netfirms.com), Doug Patterson, Sergio Salvi, Jeffrey Scott Petro, Alberto Rizzo Schettino, Brandon Vogts...

Constituant la majeur partie des instruments électroniques actuels, la lecture d'échantillons est un moyen facile de fabriquer des synthétiseurs à synthèse soustractive. En effet, plutôt que de fabriquer des formes d'ondes originales et évolutives, on s'est dit qu'il était intéressant de stocker une multitude d'échantillons sonores et de s'en servir de base pour créer des timbres complexes. Cette technique a rendu très réalistes les instruments basés sur ce principe. A cause du caractère reconnaissable d'un certain nombre d'échantillons, il est parfois difficile de créer des sons radicalement nouveaux. Elle n'est pas a proprement parler une véritable synthèse.

Le principe de la synthèse soustractive consiste à filtrer des signaux riches en harmoniques. Simple à mettre en oeuvre et économique, la synthèse soustractive s'est naturellement imposée sur les premiers synthétiseurs, dès les années soixantes. La synthèse soustractive peut prendre une autre source que le classique oscillateur délivrant des formes d'ondes périodiques simples, que celui-ci soit analogique ou numérique. A partir de la fin des années quatre-vingts, nombre de synthétiseurs soustractifs ont utilisé des échantillons numériques comme source de synthèse. Il peut s'agir d'échantillons d'instruments acoustiques ou électriques, pris séparément (piano, basse, orgue...) ou enregistrés ensembles (section de cuivres, de cordes...), mais également de voix ou de bruits divers. L'efficacité d'un filtre est fonction de sa pente, encore appelée "rolloff" ou "slope", exprimée en décibels par octave (dB/octave) ou en pôle. Le terme "pôle" fait référence au schéma typique d'un filtre ayant une pente de 6 dB/octave. Ainsi, on trouve des filtres 1 pôle, 2 pôles (12 dB/octave), 3 pôles (18 dB/octave) et 4 pôles (24 dB/octave). Additionner les pôles revient à placer des filtres identiques en série. On attribut à Robert Moog l'idée de mettre en série quatre filtres passe-bas, schéma désigné sous le terme de cascade de Moog. Sur un synthétiseur soustractif, deux paramètres principaux permettent d'ajuster l'effet de filtrage : la fréquence de coupure qui est la fréquence à partir de laquelle le filtre va entrer en action, et la résonance (disponible sur certains instruments), qui permet de faire entrer le filtre en auto-oscillation. Celui-ci se comporte alors comme un oscillateur. Il est également possible de modifier l'évolution temporelle de l'effet en adjoignant au filtre une enveloppe d'amplitude.

L'expression en temps réel ! Moduler signifie intervenir sur certains paramètres du son, soit de manière interactive, de la même manière qu'un instrumentiste avec la vélocité, la pression, le Pitch bend, le Breath Controller ou n'importe quel contrôle MIDI, soit au moyen d'un effet prédéfini : enveloppe, LFO… La modulation matricielle est en fait, comme avec la synthèse vectorielle, plus un système de contrôle du son et permet de modifier ou de créer l'allure du timbre final par des processus électroniques. A l'instar des synthétiseurs modulaires, composés de divers modules connectables entre eux, la modulation matricielle permet de créer des connexions variées entre les modules du synthé (LFO, enveloppes, etc.). Il s'agit en fait d'une méthode extrèmement flexible de contrôle du son, permettant d'assigner la plupart des contrôleurs de l'instrument (clavier, molettes, enveloppes...) à des paramètres sensibles (filtre, LFO, amplificateur...). Sur les anciens modulaires, tel le Moog 55, il fallait brancher ("patcher") physiquement avec des câbles entre les modules ou insérer des fiches sur une matrice : jonction en X et Y (souces en lignes, destinations en colonnes) comme sur le EMS VCS3; d'où le nom de "matricielle". Sur les machines modernes sont déjà prépatchés la molette au LFO et le Bender au Pitch (hauteur de la note). Aujourd'hui, l'affectation des modules entre eux s'effectue par logiciel. Les synthétiseurs intégrant la modulation matricielle offrent généralement une souplesse d'utilisation et une palette de possibilités créatives très étendues.



Caractéristiques techniques

Date de commercialisationJanvier 1997
Type de synthèseEchantillons (48 KHz), Soustractive
Résolution16 bits linéaire
Mémoire16 Mo de données d'ondes
Extensible à 32 Mo avec deux cartes Flash ou QCard de 8 Mo
ClavierN/A
Expression MIDIVélocité d'attaque ET de relâchement, AfterTouch Mono ou Polyphonique
Programmes, Timbres, Singles, Voices (presets/progr.)512/128
expandable par PCMCIA cards
Combis, Patches, Performances, Multi (presets/progr.)400/100
expandable par PCMCIA cards
AfficheurLCD composite :
• 2½ caract. numériques
• 2 lignes de 16 caractères
• 16 "voyants" MIDI
Polyphonie64 voix
Nombre d'oscillateurs/générateurs64 générateurs
Multitimbral16 voies
Sons de batterieOui
Effets4 FX
SéquenceurOui,
lecture de SMF sur Flash RAM
Stockage externeCartes SRAM PCMCIA, SysEx
MIDIIN, OUT, THRU
Sorties audio1 Stéréo MAIN +
1 Stéréo AUX
ADAT
Optionscartes PCMCIA :
Flash RAM, SRAM, QCARDS Alesis
CompatibilitéSysEx QuadraSynth®,
QS Series™

Voir quelques trucs et astuces du QSR…

Se mettre en mode GENERAL MIDI

Si vous utilisez une séquenceur General MIDI ou jouez une séquence qui est programmée GM, mettez le QSR en mode "General MIDI".

  1. Pressez la touche [EDIT], puis pressez BANK SELECT [UP] (marquée aussi [GLOBAL]).
    L'affichage est maintenant en Global Edit Mode.
  2. Tournez le bouton (VALUE) pour sélectionner la page 3 (le numéro de page apparaît en haut à droite de l'afficheur).
  3. Appuyez sur la touche [CURSOR]. Cela affiche les paramètres General MIDI.
  4. Tournez le bouton (VALUE) dans le sens des aiguilles d'une montre. Cela met le mode General MIDI sur "ON", met le QSR en mode PLAY MIX et sélectionne le preset ØØ de la banque 4.

Jouer une séquence MIDI entregistrée sur carte Flash

Le logiciel Sound Bridge permet de copier un fichier "Midifile" (SMF) sur carte Flash PCMCIA. Ceci vous permet de jouer vos séquences sur scène en "live" sans que vous ayez à emporter un ordinateur avec vous. Se reporter aux instructions se trouvant sur le QS CD-ROM pour “brûler” les séquences sur une carte mémoire.

  1. Appuyez et maintenez enfoncé la touche [MIX].
  2. Appuyez sur la touche [DOWN]. Sur l'afficheur doit apparaître:
Play CardA Seq01
<STORE>
  1. Tournez la molette (VALUE) pour choisir un numéro de séquence de 0 à 49 sur le port "CardA" ou "CardB", puis pressez [STORE].

Vous pouvez enregistrer jusqu'à 50 séquences MIDI (SMF) sur une carte Flash Memory PCMCIA.

sheckmark Sur chaque QCard se trouve un ou plusieurs MIDIfiles de démo des sons de celle-ci. Ainsi, sur la carte « Vintage Keyboards » il y a la démo nommée “Neuro Boogie” signée par Erik Norlander.

Utilisation de cartes PCMCIA

Le QSR peut accueillir trois types de cartes PCMCIA dans ses deux ports (slot). Il y a :

Les deux ports d'extension (slot) pour cartes PCMCIA permettent la combinaison des trois types de cartes accepté par le QSR. Vous pouvez combiner QCards et cartes Flash Memory ayant chacune 8Mo, et vous permettant ainsi d'ajouter un total de 16 Mo de sons en ROM. Quand vous enregistrez Programs et Mix sur cartes externe, il faut retenir qu'un maximum de 11 banques sont accessibles. C'est parce que le QSR ne peut adresser au maximum que 16 banques, et 5 sont déjà utilisées en interne. Les 11 banques peuvent être réparties sur 2 cartes PCMCIA. Avec 11 banques de 128 programmes et 100 combinaisons, ça ajoute 1408 Programs et 1100 Mixes.

En d'autres mots, si vous avez deux cartes SRAM (256Ko chaque permettant de stocker 4 banques), vous aurez 4 banques sur chaque cartes pour un total de 8; c'est en dessous du maximum. Toutefois, vous pouvez acheter des cartes PCMCIA de 512 Ko sur lesquelles vous pourrez enregistrer 8 banques avec le logiciel Sound Bridge. Ce qui donne une capacité de 16 banques avec deux cartes. Dans ce cas, seulement 11 banques seront accessibles : 8 sur le slot [A] et 3 sur le slot [B].

Si un programme interne (User) utilise un ou plusieurs sons (Sound) qui se trouvent sur une carte sons (QCard, QuadraCard ou Flash Card), cette carte sons doit être insérée dans le même port PCMCIA d'extension, [A] ou [B], comme lorsque le programme a été enregistré (sauvegardé via la touche [STORE]). En d'autres termes, si un programme utilise un "Sound" sur la carte insérée dans le [slot A], la même carte doit être insérée dans le [slot A] pour que le "Sound" soit trouvé lorsque ce programme est rappelé. Sinon aucun son ne se fera entendre ! Bien que la carte puisse être physiquement utilisée dans les deux ports, une fois qu'un programme est stockée en utilisant un son sur une carte, il s'attend à trouver cette carte dans le même slot que lorsque le programme a été enregistré. La même chose est vraie quand un programme résidant sur la carte [slot A] utilise un "Sound" stocké sur la carte [B], ou vice-versa.

Les programmes sur les cartes sons (QCard, QuadraCard ou Flash Card) qui utilisent les "Sounds" inclus dans celle-ci ne souffrent pas de la même règle. Les cartes peuvent indifféremment être insérées en [slot A] ou en [slot B]. Ces programmes retrouvent systématiquement leurs sons. souriant

La série QS6/7/8 « Alesis' S+S » apparut en 1995 aura une descendance avec les révisions successives de ces claviers : QS6.1, QS7.1 et QS8.1 en 1999 et QS6.2 et QS8.2 en 2003. Ces synthés en version 2 se distinguent par une carrosserie couleur aluminium, des échantillons en 24 bits, la disparition d'un port PCMCIA (slot) et du modèle QS7…

Connecteur TOSlink ADAT

L'interface ADAT (Alesis Digital Audio Tape) n'est pas compatible S/PDIF (Sony/Philips Digital Interface). Bien que le connecteur fibre optique TOSlink soit identique, les protocoles sont totalement différents et incompatibles. Le format ADAT assure le transport de 8 canaux audio à 48 kHz en 24 bits, alors que le S/PDIF est surtout utilisé pour le transfert stéréo ou surround multicanaux.

crayon Il faut utiliser un convertisseur TOSlink ADAT vers S/PDIF si on souhaite brancher le QSR sur un système audionumérique S/PDIF. Cette sortie numérique transmet 4 voies : "Main L & R" et "Aux L & R". Il a été produit différentes intefaces ADAT, dont l'Alesis AI-1 ou le Midiman SAM qui assuraient cette fonction. Il existe bien d'autres convertisseurs, mais ils sont hors de prix…

crayon Les cartes ROM additionnelles (PC cards) de la série QCards™ ajoutent des ondes (waveforms) et des programmes au QSR. Certaines d'entre elles sont très orientées « Piano » : Jazz Piano, Stereo Jazz Piano, Stereo Classical Piano. Mais elles couvrent aussi les besoins pour d'autres univers musicaux : EuroDance, Sanctuary, Latin, Vintage Synthesizers. Il y a eu aussi au catalogue Alesis les cartes Classical, Hip-Hop et Vintage Keyboards. A ce jour, mars 2010, toutes les QCards ne sont plus distribuées par Alesis. On les trouvent sur le marché de l'occasion…

crayon Les synthés de la série QS, dont fait partie le QSR, peuvent stocker des nouveaux échantillons (samples) sur carte Flash PCMCIA. Ils ne permettent pas à proprement parler d'échantillonner (sampler) comme le font certaines machines d'aujourd'hui (2010). On peut seulement ajouter des ondes personnalisées ou provenant de bibliothèques commerciales spécialisées. Le format "Sample Cell Instrument" est tout indiqué car les programmes de bouclage (loop) sont directement prit en charge par SoundBridge™.


MacTalkAlesis QCard Vintage Synthesizers  J'ai trouvé une carte d'extension QCard « Vintage Keyboards » Alesis — identifiée "Z4" — qui ajoute au QSR 128 programmes et 100 Mix de sons de claviers électriques, électromécaniques et électroniques des années 60, 70 et 80. Cette QCard contient tout une panoplie de pianos électriques (CP Yamaha, Wurlitzer, Rhodes…) y compris l'Hohner Clavinet, des orgues de tout poil (Booker T. & the MG's , Emerson et Charlie Oleg ne sont pas loin…), ainsi que quelques sons de mythiques instruments comme l'ARP Quartet, Omni et Solina. La cerise sur le gâteau est le Mellotron M-400. Ses échantillons (samples) sont de très bonnes factures, et les programmes sont réalistes.
Cette QCard ressemble à la même sélection d'instruments proposée par Roland sur la carte d'extension SR-JV80-08 « Keyboards of the '60s & '70s». Elle complète donc ma SR-JV80-04 « Vintage Synth » Roland que j'ai installé dans le JV-1080. La QCard Z5 « Vintage Synthesizers and Classic Beatboxes » Alesis est aussi une bonne alternative. Celle-ci a, entre autres, d'excellents kits de batteries électroniques bien synthétiques tirés des Korg Minipops 95 et 120, Rhythm 55b et KPR77…

sheckmark En savoir plus sur les "Sound Expansion" QuadraCard et QCard™ Alesis…



sheckmark Il y a des ressources pour la série QS sur le site Unofficial Quadrasynth Web SiteEN

Install WIN Editeur Patch editor for Alesis QS Series Synthesizers  Windows XP

Mac talk Vous voulez écouter les démos de l'Alesis QSR ? Alors cliquez sur le bouton ci-dessous.


Voir le document Owner's Manual du QSR pdf (3,6 Mo) EN

Voir le document QSR Program Chart du QSR pdf (700 Ko)

Voir la procédure de tests et reset de l'QSR.


Mac talk En 1997, l'année où Alesis a sortit le QSR, Korg contre-attaquait quelques mois après avec le TR-Rack. C'était la version rack du Korg Trinity. Cette machine pouvait séduire avec 32 Mo d'ondes PCM (à 48 kHz, comme le QSR), ses 2 effets Master et ses 8 bus d'effets, sa mémoire de 512 programs et 512 combinations, son grand afficheur de 40 caractères, et des sons acoustiques très bien programmés. Aujourd'hui, il faut pondérer l'euphorie car le TR-Rack n'a que 32 voies de polyphonie — et elle tombe à 16 en mode "Double" —, pas de port externe pour carte(s) mémoire, et des sons synthétiques nettement moins intéressants et diversifiés que sur le QSR. Dans le registre nappes et Pads, le TR-Rack a beaucoup de sons qui “clochettouillent” ou qui évoquent le WaveStation. Affaire de goût…


Utiliser le QSR comme sampler ?…

Mac talk QSR est l'abréviation de “ Quadra Synth Rack ”. L'Alesis QSR n'est pas à confondre avec l'Ensoniq SQR… souriant
Le nom Quadra a été utilisé à la fin des années 70 par ARP. L'ARP Quadra était un polyphonique avec quatre sections : Bass, Poly, Lead et String. Il disposait aussi de 16 mémoires de programmes.


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