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Les préamplis

De par la faiblesse du signal électrique ou (et) de la haute impédance délivrée(s) par votre microphone - ou votre guitare électrique branchée en direct - et les entrées de votre console de mixage paraîssant inadaptées, vous avez peut-être un jour douté de la qualité de votre matériel (micro et/ou console). C'est ce qui arrive généralement lorsqu'avec une table de mixage aux entrées dites "niveau ligne" plutôt destinée à mixer des synthés, vous branchez sur une tranche votre micro de chant (ou votre guitare électrique). Vous vous retrouvez alors avec le potard de gain grand ouvert, le fader de voie au maximum, un niveau de bruit de fond élevé, et vous trouvez que vos corrections sont inefficaces… Si vous découvrez que votre table de mixage a des possibilités limitées pour une bonne prise de son avec un micro, vous pouvez alors avoir recours à un circuit externe dont la spécialisation peut être hautement supérieure. Nous pouvons distinguer quatre types de produits.

J'ai ajouté une section sur la façon de brancher un préampli sur une table de mixage:

Les indications de marques et modèles qui figurent dans cette page sont données à titre d'information sans aucun but publicitaire. Les marques déposées sont la propriété de leurs propriétaires respectifs.

Pour plus d'informations sur les appareils mentionnés dans cette page, allez sur les sites web de:
Aphex, Apogee, ART (Applied Research and Technology), Avalon, Behringer, Bellari, BSS, Blue Mic, Crate, dbx, Drawmer, Focusrite, Joemeek, LA Audio, Lunnar (importateur), M-Audio, Manley, Minprint, Phonic, Presonus, RME, Samson, SM Pro Audio, SPL, Stewart, Swissonic, Symetrix, TL Audio, Universal Audio, Valley Audio, Whirlwind, Yellowtec,
Et pour les autres marques (désolé), allez voir la page "Bonnes adresses".


Boîtier de direct (DI = « Direct Injection »)

Un DI remplit plusieurs fonctions

• Il convertit un signal d'impédance élevée en un signal de basse impédance (bien qu'il acceptera également un signal de basse impédance d'un préampli, d'un clavier, d'un lecteur CD ou de tout autre dispositif électronique).
• Il convertit un signal asymétrique en symétrique.
• Il réduit un signal fort d'un instrument ou de niveau ligne (et parfois même un signal provenant d'un haut-parleur) en un signal du niveau micro approprié au raccordement à l'entrée micro d'une console de mixage.
• Il isole l'équipement électronique branchés sur la console de mixage. Ceci pouvant aider à éliminer les interférences et bruits causés par l'interaction électrique ou boucles de masse.

Le boîtier de direct ("direct box" dans la langue des Beatles) est une simple interface destinée à transformer une connexion asymétrique et/ou un signal à haute impédance en une liaison symétrique en basse impédance. Il existe deux types de boîte de direct: la passive et l'active. La première est équipée d'un simple transformateur d'isolement (modèle économique). Quant à la seconde, la même conversion produite avec un DI passif est faite avec un circuit électronique actif. L'avantage d'utiliser un circuit actif est que la bande passante et la réponse en fréquence est plus large qu'avec un DI entièrement passif. Cependant, les DI actifs doivent être alimentés en tension - prise sur une alimentation fantôme de la table de mixage ou avec des piles ou batteries installées dans la boîte de direct. Ces deux types de DI se raccordent à l'entrée microphone d'une console de mixage. Ces boîtes de direct sont équipées d'un interrupteur, appelé GROUND LIFT ou EARTH LIFT qui sert à déconnecter la masse. Cette déconnexion est parfois salutaire lorsque vous êtes confronté à des boucles de masse (différence de potentiel entre les masses des divers appareils) qui génère le fameux bourdonnement à 50 Hertz homniprésent dans les écoutes (casque, façade, retours…). La boîte passive a ces performances influencées par l'impédance d'entrée mais aussi de sortie. Ce qui ne se produit pas avec une boîte active grâce aux circuits électroniques chargés de réguler et stabiliser l'impédance. On peut trouver sur certains modèles une sortie asymétrique, appelée THRU ou LINK, raccordée en parallèle sur l'entrée afin de brancher l'instrument sur un amplificateur ou un retour actif. Certaines boîtes ont un commutateur, appelé PAD, qui abaisse la sensibilité en entrée afin d'éviter de saturer et créer une surcharge sur la console de mixage. L'entrée se fera généralement avec un jack 1/4, et la sortie sur XLR.

Quelques boîtes de direct...

Le préampli

Les circuits à l'ancienne

La mode des circuits à l'ancienne étant ce qu'elle est, beaucoup de constructeurs reviennent à des solutions souvent abandonnées depuis plusieurs années. Exemple le plus flagrant: les tubes. Seul problème des tubes, en dehors d'une alimentation plus complexe (haute tension, chauffage du filament) et d'un dégagement important de chaleur: la durée de vie du composant lui-même. Sur ce plan, il n'y a guère de règle. La plupart des lampes sont faites pour durer plusieurs milliers d'heures.
Autre composant vintage remis au goût du jour: la cellule optique. Cet élément entre en jeu dans la réalisation de circuits à réglage de gain automatique, fonction indispensable sur les compresseurs.
Enfin, le transformateur, abandonné sur les circuits audio pour des raisons plus économiques (le coût) que pratiques. Son avantage principal est l'isolation galvanique (pas de liaison électrique entre l'entrée et la sortie).

Le préamplificateur micro peut être le complément idéal de votre console ou votre station de montage audio-numérique "direct-to-disk". Il possède, généralement, les fonctions du boîtier de direct (adaptation de niveau et de l'impédance avec symétrisation) avec en plus le réglage du gain, des corrections sur deux ou trois bandes avec parfois un paramétrique dont on peut agir sur la fréquence et la pente (Q), complété par un interrupteur pour mettre en ou hors service la correction pour comparer. On trouve sur certains modèles un commutateur de niveau micro-ligne, un filtre coupe-bas (passe-haut) chargé d'éliminer la ronflette (la fréquence de coupure peut être réglable), un commutateur inverseur de phase, une alimentation fantôme commutable (vérifier que chaque canal est indépendant). Et enfin, chaque tranche est complétée par un vu-mêtre à diodes électroluminescentes ou à aiguille. La technologie mise en œuvre diffère d'un constructeur à l'autre et d'un modèle à l'autre: circuits intégrés, transistors ou tubes électroniques. Le panachage de ces trois technologies restant possible. La mode actuelle est aux préamplis à lampe(s) - tube électronique appelé "vacuum tube" dans la langue d'Elton John. Les plus courantes sont les 12AT7 (ECC81), 12AU7 (ECC82) et 12AX7 (ECC83), mais il en existe d'autres avec des performances parfois supérieures.

Quelques préamplis...

La voice box

Le 48 volts fantôme

L'alimentation fantôme est utilisée pour les microphones électrostatiques ou à électret. Une tension continue de 48 volts est fournie au micro par le préamplificateur, cette tension empruntant les mêmes conducteurs que la modulation. Le système est conçu pour être "transparent", c'est-à-dire compatible avec la majorité des microphones, même dynamiques, à condition qu'il possèdent une sortie symétrique basse impédance. Mais en pratique, on optera pour la prudence en vérifiant la mise hors service du dispositif.

Réunir dans un même boîtier - de table ou en rack - un préampli, un correcteur de tonalité et un compresseur peut sembler étrange. Le concept a pourtant le vent en poupe. Dédié à la prise en charge complète d'une voix ou d'un instrument, ces Voice Boxes font de plus en plus d'adeptes, à tel point que chaque constructeur propose sa vision du processeur de voix. La technologie mise en œuvre diffère d'un constructeur à l'autre et d'un modèle à l'autre: circuits intégrés (amplis OP, DSP…), circuits discrets (transistors, diodes, résistances, condensateurs…) ou tubes électroniques. Le panachage de ces trois technologies restant possible. Aujourd'hui, l'offre est suffisamment large pour que chacun y trouve son compte.

Quelques Voice Boxes...

Trois façons de brancher un préampli

Le branchement d'un préampli externe sur une table de mixage est souvent source d'interrogation. Ci-dessous vous trouverez trois principes largement utilisés. On peut appliquer ces trois schémas pour l'utilisation avec une carte son (interface audio) si celle-ci dispose d'insertion pour les cas 2 et 3. On ignorera alors les commentaires sur l'équalisation (EQ), le fader et les départs d'effet (AUX).

1) brancher simplement les appareils en série :

Dans ce cas de figure, le potentiomètre de gain de la tranche de la console devra être tourné au minimum (fermé) car c'est celui du préampli qui gérera le niveau du signal. Malgré cela, le réglage du niveau sera parfaitement visible sur le VU-mètre ou bargraphe de la console. Les EQ ainsi que les départs AUX seront toujours opérationnels. Cette façon simple de faire garantit un transport du signal dans de bonne condition en utilisant des liaisons symétriques (XLR ou Jack TRS).

2) en insert dans une tranche de la console :

Dans cette configuration, l'utilisation d'un câble d'insertion en Y est nécessaire (pour la majorité des consoles “amateur”). Le signal dans la table de mixage sera dérouté après les étages internes de préamplification et de corrections pour partir vers l'entrée du préampli par le câble en Y (embout "Tip" coté TRS, noté "Send"coté TS). Le signal sortant du préampli repart par ce même câble en Y (anneau "Ring" coté TRS, noté "Return" coté TS) dans la console juste avant le circuit fader. Le réglage du gain se fera conjointement sur la console et sur le préampli afin de minimiser un éventuel bruit de fond trop présent. Suivant les consoles, il se peut que le départ d'insert soit avant ou après EQ, ce choix étant fait par le constructeur de la console. Les départs AUX seront toujours opérationnels. La liaison micro–table sera généralement assurée avec un câble symétrique (XLR ou Jack TRS) afin de mieux transporter et protéger un signal micro très faible. Par contre, l'allez-retour de l'insert sera une liaison asymétrique car celui-ci utilise un jack TRS scindé en deux jacks TS. Une liaison en Y la plus courte possible est conseillée.

3) un mix des deux précédentes :

Nous combinons entrée de préampli et le retour insertion pour shunter l'étage interne de préamplification de la console. Il se peut que le retour d'insert soit avant ou après EQ, ce choix étant fait par le constructeur de la console. Le signal rentre juste avant le circuit fader de la table de mixage. Cette façon de faire élimine totalement l'étage de préamplification de la console et le gain est alors entièrement maîtrisé par le préampli externe. L'usage du VU-mètre ou bargraphe de ce préampli est l'unique moyen de visualiser le niveau amplifié car celui de la console ne “verra” rien. Les départs AUX seront toujours opérationnels. La liaison micro–table sera généralement assurée avec un câble symétrique (XLR ou Jack TRS) afin de mieux protéger et transporter un signal micro très faible. Par contre, le retour d'insert étant une liaison asymétrique, celui-ci devra être la plus courte possible. Le jack SEND du câble d'insert en Y devra être isolé afin de se prémunir d'éventuels bruits parasites ou de contact de masse.

/!\ Sur la plupart des consoles d'entrée et moyenne gamme, les insertions sont un simple jack TRS. La pointe (Tip) envoie le signal, et la bague (Ring) le récupère. Vérifiez dans le manuel de votre console. Sur certaines tables de mixage, il y a des connecteurs séparés pour l'envoi et le retour — généralement de type symétrique. Si c'est votre cas, connectez simplement les sorties de votre préampli au jack ou XLR de retour insertion. Un câble de type symétrique sera préféré pour cette liaison retour.

MacTalk Il y a certainement d'autres façons de faire, et chacun est libre d'expérimenter d'autres solutions.


L'interface audio-numérique

La qualité des convertisseurs

La qualité des convertisseurs audio-numérique d'un appareil dédié à cette fonction est (normalement) supérieure à ce qui vous pouvez avoir dans votre DAT, MD ou graveur de CD audio; sauf sur les appareils haut de gamme ou à destination professionnelle. La qualité se mesure par le rapport signal sur bruit, la résolution, la fréquence, et se juge à l'écoute par la transparence et la neutralité du son (la musicalité).

Au delà des classiques interfaces informatique (analogique-numérique et vis et versa) communément appelées cartes son ou cartes audio - avec les non moins célèbres Midiman DELTA 66 et Digidesign DIGI001 sur PCI ou Edirol UA-5 et M-Audio OmniStudio sur USB ou MOTU 828mkII sur Firewire®… - nous voyons arriver des appareils commes les boîtes de direct, préamplis ou processeurs de voix équipés d'une interface numérique plus ou moins sophistiquée. Les perspectives offertes par ces processeurs ont de quoi séduire: un « Prêt à brancher » sur votre DAT, MD, graveur de CD audio s'il est doté de l'interface numérique idoine… Cette interface est "simplement" un convertisseur audio de l'analogique vers le numérique (à la norme grand-public S/PDIF, professionnelle AES/EBU, ADAT, ou autre) bien utile aux réfractaires des solutions informatiques. Celle-ci peut être équipée d'une entrée de synchronisation de type WordClock pour une meilleure synchronisation (de numérique à numérique) en studio. J'exclus de ce tour d'horizon les appareils comme le TC.electronic Voice “Truc” qui sont d'un emploi nettement moins versatile (plus spécialisé dirai-je).

Quelques interfaces numériques...

Ouvrir une fenêtre d'info sur les différences entre le format S/PDIF et l'AES/EBU.

crayon Pour en savoir plus sur le format S/PDIF et AES/EBU, cliquez ICIEN

Conclusion

Dans le domaine audio des préamplis, adaptateurs et convertisseurs, les possibilités offertes par les constructeurs couvrent pratiquement tous les besoins. Qu'il s'agisse d'une simple adaptation d'impédance ou de niveau, de correction de tonalité ou d'interfaçage à un système numérique… tout est possible. A vous de cerner votre véritable besoin… ou remède. ;-)

sheckmark Voir la page sur les processeurs de dynamique (compresseurs, limiteurs, etc.).

sheckmark Voir la page sur les multi-effets (reverb, delay, chorus, flanger, etc.).

sheckmark Voir la page sur le patchbay (principe, fonctionnement, utilisation, etc.).


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